22 sept. 2008

L'oxytocine (pitocin) est-elle vraiment nécessaire pour accoucher ?

Lorsque l’accouchement ne se déroule pas comme la femme enceinte l’avait envisagé, l’oxytocine est souvent utilisée pour déclencher les contractions utérines. L’oxytocine est un médicament injecté dans le sang qui agit en stimulant les muscles de l’utérus pour favoriser l’expulsion du bébé à travers les voies vaginales. Mais est-ce que l’oxytocine est vraiment nécessaire et est-ce que le corps médical l’utilise trop rapidement ? Depuis plusieurs années, avec l’avancée de la technologie médicale, le corps médical a recours de plus en plus souvent à de multiples interventions (épidurale, oxytocine, césarienne, forceps, ventouse, …) alors que ce n’était pas le cas il y a à peine cent ans.
Les avis sur ce sujet sont certainement mitigés et je tiens à souligner que mes propos ne visent en aucun cas à dévaloriser les progrès qu’à fait la médecine au cours des dernières années. Ces interventions sont évidemment utiles et nécessaires lors de complications ou conditions particulières, mais loin d’être systématiquement nécessaires pour la majorité des accouchements. Les statistiques en Europe démontrent clairement l’augmentation des complications chez les nouveau-nés depuis que l’on utilise l’oxytocine. L’oxytocine déclenche des contractions utérines beaucoup plus fortes que les contractions normales. Ce faisant, cela engendre des forces de compression beaucoup plus importantes sur ce petit être fragile et comme les os du sacrum et du crâne ne sont pas encore formés à cet âge, l’oxytocine peut engendrer des dysfonctions intra-osseuses qui seront responsables de multiples malaises chez le nouveau-né (régurgitation, torticolis, colite, crampe abdominale, pleur incessant due à la douleur, problème visuel, malformation, développement disharmonieux du massif facial, otite, …). Évidemment, dans la plupart des cas, ces problèmes peuvent se corriger par la suite par des traitements efficaces en ostéopathie, mais vaut mieux prévenir que guérir. Alors pourquoi le corps médical utilise l’oxytocine aussi fréquemment s’il est conscient des risques secondaires associés? Simplement parce que les femmes enceintes sont mal informées et mal préparées pour cet événement si important! On se prépare tous avec acharnement pour un examen qui nous tient à cœur mais on néglige de se préparer pour un des événements les plus importants de notre vie!
Les femmes et les hommes vivent aujourd’hui une charge de stress beaucoup plus importante qu’il y a 50 ans. Notre mode de vie a littéralement changé, ça saute aux yeux! La course quotidienne vers l'efficacité, la productivité et l’appropriation de biens matériels a pris le contrôle de nos vies. Les gens se considèrent en général tellement pressés et débordés, qu’ils ne prennent plus le temps de s’arrêter aux choses essentielles de la vie. Les femmes sont habituellement mal préparées à donner naissance pour la première fois car c’est une situation nouvelle dans laquelle elles appréhendent souvent la douleur.
Donner naissance est l’acte le plus naturel qui soit depuis le début des temps et cela nous a permis d’assurer la survie de notre espèce depuis des milliers d’années. Le corps humain est une merveille qui s’adapte harmonieusement aux changements biologiques puisqu’il a été conçu à cet effet. Lors de la grossesse, la femme subit des changements physiologiques et hormonaux qui la préparent à mettre au monde son bébé da façon naturelle. Une hormone, nommée relaxine, est sécrétée durant cette période afin d’engendrer une laxité ligamentaire au niveau du bassin de façon à permettre la sortie du bébé sans complication. Cependant, les femmes enceintes mal informées et mal préparées développent toutes sortes de peurs et de préoccupations en imaginant la tête du bébé passer dans un si petit ouverture qu’est le vagin. Quelle douleur devront-elles subir et quelles complications les guettent-elles? Elles ignorent souvent que tout a été prévu pour faciliter ce passage. Les muscles du plancher pelvien s’étirent comme un élastique, permettant ainsi une ouverture plus grande. La laxité ligamentaire du bassin permet au sacrum de faire un mouvement de flexion vers l’avant lors de la descente du bébé dans les voies vaginales permettant ainsi l’ouverture du petit bassin. La tête du bébé se fléchit à 45 degrés de façon à réduire le diamètre du crâne lors de l’accouchement. Les os du crâne du bébé, n’étant pas fusionnés à la naissance, se chevauchent lors de la naissance pour permettre de réduire encore davantage le diamètre du crâne. Lorsque le bébé est prêt à s’engager dans les voies vaginales de la mère pour naître, il se crée un déclenchement automatique et naturel des contractions utérines via les relais du système nerveux de la colonne vertébrale. Bref, tous ces changements normaux qui facilitent l’accouchement témoignent que le manque de connaissances engendre toutes sortes d’idées préconçues et injustifiées quant à la naissance. Lorsque la peur s’installe, que ce soit par la préoccupation de la douleur, de complications envisagées parce que le bébé est mal placé, ou pour toutes autres raisons, la femme devient incapable de se relâcher complètement. Alors, elle demeure tendue, crispée et la sortie du bébé à travers les muscles du plancher pelvien se fait beaucoup plus difficilement. C’est à ce moment que les interventions médicales sont souvent proposées et nécessaires.
Pourtant, il existe une façon bien simple de réduire ces stress inutiles par l’apprentissage de l’hypnonaissance ou de cours similaire. La simple éducation des femmes enceintes fait en sorte que l’influence néfaste de la peur est remplacée par la compréhension et la confiance pour favoriser un accouchement naturel sans douleur. Ces cours aident les futures mamans à faire leur plan de naissance représenté par une description de ce que les femmes envisagent comme accouchement idéal. Elles décident ce qu’elles voudraient et ce qu’elles ne voudraient pas. On leur enseigne à mieux verbaliser leurs pensées dites et non dites, et Dieu sait comment les pensées influencent notre réalité. Elles apprennent à mieux respirer, à mieux comprendre les étapes de l’accouchement, à mieux gérer la douleur, à éliminer leurs craintes et leurs idées préconçues, à reconnaître le moment qu’elles doivent respirer par vague pour minimiser leurs efforts et surtout, à garder le contrôle de la situation pour apprécier et ressentir ce moment unique de la naissance. Elles apprennent également des méthodes alternatives pour soulager la douleur, des petits trucs pour faciliter les contractions au lieu d’avoir recours à l’oxytocine et diverses positions possibles pour faciliter la sortie du bébé, en évitant les étriers. Ce sont les femmes qui doivent être confortables lors de cet événement et non pas le corps médical ! On leur démontre des vidéos pour se familiariser avec différentes façons de donner naissance. On leur explique leurs droits. Quatre-vingt quinze pourcent des femmes ne les connaissent pas ! L’importance de l’implication du papa est mise de l’avant avec des exercices à faire à la maison en couple.
Ces cours sont offerts, entre autres, par l’entremise du site internet www.hypnonaissance.com Comme la première préoccupation de la future maman est de donner le maximum pour son enfant afin qu’il grandisse sainement, pourquoi ne pas opter pour une préparation optimale face à cet événement nouveau, insécurisant et si important. Le seul soin que nécessite votre bébé est votre amour inconditionnel, l’absence de préoccupation durant votre grossesse et une préparation adéquate de votre part!!
Sébastien PlantePhysiothérapeute et ostéopathewww.sebastienplante.com

16 sept. 2008

Le psoas, un muscle négligé dans les douleurs lombaires!

Malheureusement, les gens ne connaissent souvent que les muscles superficiels et esthétiques, comme les biceps, les pectoraux et les muscles qui font de belles fesses ! Mais les gens ignorent les muscles les plus importants comme le psoas. Le muscle psoas est fondamental à connaître puisqu’il est responsable d’environ 50% des lombalgies.

Le psoas est un muscle qui origine de la hanche, qui traverse l’abdomen dans le quadrant inférieur et qui s’attache profondément sur les cinq vertèbres lombaires. Ce muscle a une prédisposition particulière à devenir tendu puisque son fascia est en continuité avec celui du rein et également en continuité avec le diaphragme. Ce faisant, le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs. Les peurs constituent l’émotion négative prédominante à l’heure actuelle sur la planète. De plus, étant donné les postures assises fréquentes dans les divers poste de travail, le psoas ne bénéficiant pas d’étirement sur une base régulière, accumule ces stress et devient rapidement tendu, voir même rétracté.

Pourtant, beaucoup de professionnels oublient de s’en préoccuper et de l’évaluer et ce faisant, ne parviennent pas à aider efficacement leurs patients. Dans notre société nord-américaine, nous avons tendance à nous fier beaucoup trop souvent uniquement sur le résultat d’examens par radiographie et imagerie médicale. Ces tests ne devraient être utilisés uniquement lorsqu’on obtient dans notre examen objectif des éléments suffisants pour établir qu’une structure mécanique puisse être endommagée et que l’intervention chirurgicale peut être envisagée. Ce n’est pourtant pas ce qui se passe. Lorsqu’on n’obtient pas les résultats escomptés ou que l’on atteint un plateau de récupération, plusieurs médecins réfèrent immédiatement pour de tels examens dans l’espoir que l’on trouve la réponse au problème du patient et souvent, ces résultats s’avèrent négatifs.

Lorsque le psoas est trop tendu, il exerce une tension beaucoup trop importante dans le bas du dos et engendre des douleurs lombaires. La position couchée sur le dos les jambes allongées devient difficile à tenir longtemps car la douleur s’installe et oblige l’individu à changer de position. Le psoas est également en cause dans plusieurs douleurs abdominales basses. Chez les personnes âgées, il engendre une flexion du tronc vers l’avant. Qui n’a pas déjà remarqué que les personnes âgées ont tendance à marcher de plus en plus courbées vers l’avant. Ce faisant, ils perdent progressivement l’extension de la hanche; font des pas de plus en plus petits et leur équilibre devient de plus en plus précaire. Comme l’extension de la hanche devient limitée, la lubrification de la partie arrière de la hanche ne se fait plus adéquatement et les phénomènes de dégénérescence s’installent. L’usure qui s’ensuit devient parfois tellement importante que les orthopédistes doivent procéder à une intervention chirurgicale, la prothèse totale de hanche. Il se fait à tous les jours dans tous les hôpitaux de multiples remplacements de hanche par prothèse totale qui pourraient souvent être évités par l’application d’exercices d’étirement du psoas à domicile sur une base régulière. Ces exercices sont très simples à exécuter et sont démontrer gratuitement sur le site internet www.sebastienplante.com dans la section « vidéos gratuits » (hanche). Cela ne vous prendra que cinq minutes par jour mais vous préviendrez bien des maux. Ces exercices devraient être pratiqués par tous.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com