4 janv. 2011

Le problème d’obésité en Amérique du Nord

Le nombre croissant du taux d’obésité en Amérique du Nord pousse de plus en plus de gens vers les régimes minceurs, les produits miracles et inquiète les gestionnaires du système de la santé. Les gens sont à la recherche du meilleur régime qui donne les résultats les plus rapides. Ils recherchent la pilule ou le produit magique qui pourrait les transformer sans qu’ils n’aient aucun effort à faire, comme dans les contes de fée où le crapaud est transformé en prince d’un seul coup de baguette magique. L’être humain recherche toujours la facilité, mais cette facilité n’apporte jamais les résultats escomptés. Si vous privez votre organisme de nourriture pendant un certain temps et que vous recommencez à manger comme avant suite à votre perte de poids, votre foie emmagasinera davantage les aliments gras que vous mangerez pour se faire une réserve au cas où il serait privé de nourriture une seconde fois et vous engraisserez davantage.

La cause exacte de l’embonpoint est parfois difficile à identifier. Elle est souvent la manifestation extérieure d’un problème émotionnel bien plus profond, d’une insécurité de ne pas être à la hauteur, d’une dévalorisation de soi, d’un manque d’amour et d’acceptation de soi, d’un besoin de protection, d’un manque d’auto-discipline. Malgré que la cause puisse être très différente d’un individu à l’autre, vous avez tout intérêt à l’identifier et à lâcher prise sur cette croyance négative pour aider votre métabolisme à fonctionner normalement. En surcroît, il existe une règle primordiale pour réussir : c’est l’auto-discipline. L’auto-discipline est une preuve d’amour, car lorsqu’on s’aime, on prend soin de soi. Lorsqu’on discipline nos enfants, on le fait par amour envers eux pour leur enseigner ce que l’on croit être bon ou mauvais pour eux jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de le discerner par eux-mêmes. Donc, prendre le temps de bien se nourrir et de bien nourrir ses enfants est un acte d’amour qui ne peut être possible que par l’auto-discipline. Que vous ayez un métabolisme plus rapide ou plus lent, que vous ayez des problèmes émotionnels ou non, le gros bon sens de la loi de l’équation s’appliquera toujours. Calculez le nombre de calories que vous ingérez chaque jour et le nombre de calories que vous dépensez, puis faites le calcul. C’est le meilleur régime que vous pouvez suivre. Si vous dépensez plus de calories que vous en ingérez, vous perdrez du poids. Mais cette équation demande évidemment des efforts et de la discipline. Je l’ai déjà mentionné et je le répète, l’être humain est paresseux et recherche toujours la facilité mais sortez de vos pantoufles en béton si vous désirez atteindre vos objectifs.

Acceptez que vous devrez parfois ne pas acquiescer à tous vos désirs, rester sur votre appétit et vous donner un petit coup de pied au derrière pour aller au gymnase ou faire plus d’activités physiques si vous désirez réussir. Les petits changements que vous obtiendrez à chaque semaine auront de grandes répercussions sur plusieurs années. Par exemple, si vous vous fixez un objectif de perdre une livre par semaine, vous aurez perdu cinquante-deux livres à la fin de l’année, ce qui est énorme. Cet objectif est facilement réalisable puisque des milliers de gens y parviennent. Fixez-vous des objectifs raisonnables selon vos capacités. Cessez les régimes et commencez à bien vivre à la place. Le changement est une vertu accessible à tous. Ce n’est qu’une question d’attitude et de discipline.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

Histoire de cas: douleur lombaire

Une jeune femme de vingt ans fait une chute en ski sur les fesses. Elle éprouve une douleur immédiate mais est tout de même en mesure de continuer sa journée. Le lendemain matin, la douleur est plus persistante dans le bas du dos du côté gauche. Elle décide donc de consulter son médecin qui lui prescrit des anti-inflammatoires. Après trois semaines de médication, la douleur s’est atténuée légèrement mais demeure persistante. Elle consulte alors un chiropracticien qui lui diagnostique une scoliose lombaire basée sur une radiographie. Il lui propose un plan de traitement échelonné sur un an et elle accepte. Malheureusement, les traitements n’ont pas le résultat escompté et après plus d’un an de chiropractie, ce dernier lui mentionne qu’elle a la jambe gauche plus courte que la droite et que c’est probablement la raison de son mal de dos et de sa scoliose. Il la réfère donc a un orthésiste. L’orthésiste mesure une différence de longueur de jambe de 12 mm et lui prescrit des semelles plantaires avec une surélévation dans la semelle gauche.

Cependant, cet ajustement augmente ses douleurs lombaires et sa condition se met à détériorer davantage. La douleur commence même à irradier dans sa jambe gauche. Elle n’arrête pas pour autant de travailler mais la douleur la fait souffrir chaque jour et elle commence à se demander sérieusement si elle sera un jour en mesure de devenir enceinte en supportant une telle douleur quotidienne. Quelques mois plus tard, une collègue de travail lui suggère de consulter un ostéopathe qu’elle connaît. Elle due patienter plusieurs mois avant d’avoir rendez-vous et lors de cette rencontre tant attendue, l’ostéopathe lui donna son opinion en lui disant que la longueur de ses jambes était tout à fait identique.

Les professionnels qu’elle avait rencontrés auparavant avait probablement fait fausse route en pensant que la jambe gauche était plus courte mais en réalité, c’était le bassin qui était en dysfonction et qui laisser présager, au premier coup d’œil, une jambe plus courte. Cependant, cette dysfonction du bassin que l’on nomme « cinq points hauts » n’est pas une dysfonction que l’on apprend à l’Université. Elle est enseignée presque qu’exclusivement aux ostéopathes et tant qu’une telle dysfonction traumatique n’est pas corrigée, le patient à beau tout essayé, rien ne fonctionnera pour enrayer à long terme ses douleurs. L’ostéopathe en question a donc procédé à la correction du bassin et a avisé la jeune femme qu’elle ne devrait dorénavant plus porter ses semelles plantaires. Quelques visites suffirent pour enrayer complètement toutes ses douleurs.

Quelle sont les morales à retirer de cette histoire? D’abord, avant de poser quelque diagnostic que ce soit, il faut toujours se pencher sur toutes les sphères d’un individu (émotionnelle, nutritionnelle, physique, génétique, spirituelle, environnementale) pour recueillir le maximum d’informations. Il ne faut donc jamais considérer le diagnostic d’un professionnel comme un diagnostic final car celui-ci a habituellement une formation exclusivement basée sur une sphère en particulier. Il ne fait que vous donner son opinion selon la formation qu’il a reçue, selon ses croyances et son expérience clinique.

Deuxièmement, les erreurs d’interprétation en se basant simplement sur le résultat d’une radiographie sont très fréquentes parce qu’on ne voit que le os. Sur une radiographie, on ne voit ni les muscles, ni les ligaments, ni les disques, … Soyez critiques face aux informations que vous recevez. De plus, il n’y a aucune nécessité d’échelonner des traitements sur une longue période, même si le problème est chronique. D’ailleurs, après cinq traitements, quelque soit la thérapie vers laquelle vous vous dirigerez, vous devriez avoir obtenue une nette amélioration de votre condition. Sinon, il est fort possible qu’une autre avenue soit nécessaire pour vous aider et que le professionnel n’ait pas bien ciblé la cause de votre problème. Le corps humain est très complexe et il y a beaucoup de professionnels qui ne possèdent pas les connaissances nécessaires pour bien diagnostiquer votre problème. Cela ne veut cependant pas dire qu’ils ne font pas du mieux qu’ils peuvent avec les connaissances qu’ils ont.

Troisièmement, une radiographie debout n’a aucune valeur pour analyser une posture car s’il y a un groupe de muscles tendus, cela fera dévier la colonne et comme nous ne voyons que les os sur une radiographie, le professionnel en conclura à une scoliose ou à un problème vertébral alors qu’il se peut très bien que la cause soit simplement un muscle trop raide, un problème de vision, un problème d’appui plantaire, …

Lorsqu’on croit qu’il y a une jambe plus courte que l’autre, avant de procéder à l’achat de semelle inutilement, il faut toujours valider cette hypothèse en faisant prendre une mesure par radiographie de la tête du fémur (os de la hanche) jusqu’à la malléole de la cheville. On compare les deux côtés avec cette mesure précise au millimètre près. On ne doit jamais se fier au bassin car s’il est en dysfonction comme c’est souvent le cas, la mesure sera complètement faussée et le patient se fera diriger vers un mauvais plan de traitement. La prescription de semelle plantaire correctrice se fait régulièrement mais elle n’est pas toujours justifiée et souvent loin d’être nécessaire.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com