23 juin 2013

Pourquoi les douleurs perdurent ?

Lorsqu’une articulation est bloquée, que ce soit par une raideur musculaire ou une dysfonction articulaire, le corps humain va systématiquement compenser ailleurs pour pouvoir fonctionner de façon optimale. Cependant, c’est là où le corps compense que nous verrons apparaître des signes d’usure, de dégénérescence, d’arthrose, d’inflammation, de douleur, de tendinite, … Si l’on ne traite que l’endroit où se situent les douleurs, la condition demeurera toujours fragile et les récidives seront fréquentes. C’est triste à dire mais c’est notre réalité puisque la majorité des professionnels de la santé traitent de cette façon car, malgré toute leur bonne volonté, c’est la formation que l’on reçoit en faculté de médecine. Nous apprenons à traiter les symptômes, de différentes façons : certains utilisent des médicaments, d’autres des ultrasons, des interférentiels, de la glace, des tens, … Cela est une des raisons pour laquelle il y a tant de douleurs qui se chronicisent et qui coûtent une fortune aux agents payeurs.




Pour être efficace à long terme, nous devons absolument traiter la cause de la douleur et celle-ci est rarement à l’endroit où se situent les symptômes. L’étape la plus importante dans le traitement de vos douleurs devient donc l’évaluation. En effet, le plus important est de détecter les blocages et les points de ralentissement dans le corps pour pouvoir ensuite, les corriger par des exercices appropriés. C’est encore une fois l’étape la plus négligée par les différents professionnels car la majorité désire traiter les symptômes immédiatement.



Par exemple, quelqu’un qui a un blocage au niveau de la cheville va compenser au niveau du genou, de la hanche ou du dos et va développer des douleurs plus hauts. L’autre qui est bloqué au niveau thorax ou de la colonne dorsale va compenser à la région cervicale et développer de l’arthrose. De la même façon que quelqu’un qui a un blocage au niveau de la hanche va compenser à la région lombaire et se faire des entorses lombaires à répétitions. Il faut donc systématiquement passer en revue toutes les articulations du corps et s’assurer que chacune d’entre elles aient une mobilité complète. Cette méthode est malheureusement plus longue à faire mais c’est la seule façon d’obtenir un résultat durable dans le temps. Les ostéopathes fonctionnent habituellement de cette façon avec une approche beaucoup plus globale et c’est ce qui explique le succès que plusieurs obtiennent auprès des douleurs chroniques.



Par contre, cette méthode demande une participation active de la part du patient car même si la majorité des gens attendent toujours la pilule miracle, la guérison de la douleur chronique ne s’obtient jamais sans l’application d’exercices spécifiques sur une base quotidienne. Désolé pour ceux et celles qui ne veulent pas faire d’efforts, mais sachez que les professionnels ne font pas de miracle, même les plus compétents !



L’ouvrage le plus complet qui existe en ce moment pour vous aider à bien évaluer vos articulations est le DVD d’exercices « les exercices sur mesure pour vos problèmes physiques » que vous trouverez en librairie, sur internet, sur youtube et également, gratuitement sur le site de santé www.infonaturel.ca dans l’onglet physiothérapie et ostéopathie.



Bonne chance

Sébastien Plante

Physiothérapeute et ostéoptahe

20 févr. 2011

Ce qu’il faut savoir sur le pied

Contrairement à ce que l’on peut penser, le pied n’est pas le point de départ dans l’analyse de la posture et beaucoup de professionnels de la santé font fausse route dans leur analyse. Par conséquent, beaucoup trop d’individus portent des semelles plantaires alors que ce n’est pas nécessaire. D’ailleurs, les recherches démontrent que les populations qui marchent nu pied sont celles qui présentent le moins de problème de pied! Le fait d’avoir un pied plat ou un pied creux n’est pas une indication pour le port de semelle plantaire.

Le pied est d’abord et avant tout une structure sensitive qui reçoit des informations provenant de l’appui plantaire mais également de capteurs céphaliques tels que l’œil, le vestibule et le système manducateur (mâchoire et dent). Son rôle sensitif est aussi important que son rôle mécanique. Le pied fait parti d’une chaîne proprioceptive ouverte entre les capteurs céphaliques et le capteur plantaire. La posture est d’abord déterminée par les informations reçues par les capteurs céphaliques. Par exemple, le maintien du regard horizontal met en branle des réflexes complexes sur le plan oculo-moteur et vestibulaire. Toute mauvaise interprétation par le cerveau entraîne une compensation posturale soit de la tête ou de tout ce qui est en-dessous. Le pied est donc l’autre bout de la chaîne qui reçoit les contraintes mécaniques et sensitives causées par les compensations posturales provenant du haut. C’est à cause de troubles posturaux provenant du haut que l’appui plantaire change. Donc, si une personne présente un blocage mécanique du bassin ou de la hanche, la mécanique du membre inférieur en sera affectée avec une compensation du pied. Il y a donc beaucoup de fasciite plantaire, d’épine de Lenoir et de tendinite du tendon d’Achille qui proviennent d’une dysfonction du bassin et de la hanche.

Ensuite, le problème d’appui retourne la balle vers le haut avec les troubles d’appui plantaire que l’on connaît très bien qui peuvent engendrer des problèmes d’axe sur le membre inférieur et sur le rachis. Par conséquent, certains groupes musculaires seront sollicités davantage et des contraintes inhabituelles se feront sur certaines articulations, d’où l’apparition d’usure et d’arthrose.

Donc, au-delà de l’aspect mécanique du pied qu’il ne faut surtout pas négliger, il ne faut pas oublier le rôle sensitif du pied qui reçoit les informations provenant du haut et qui ajuste la posture et l’équilibre par son rôle proprioceptif.

Après l’analyse et la correction des dysfonctions provenant du haut, la personne pourra avoir recours à des semelles plantaires s’il persiste un problème d’appui plantaire. S’il s’agit de pieds plats, des exercices de renforcement de l’arche plantaire sont fortement recommandés. Par exemple, la personne, pieds nus, essaie d’agripper au sol une serviette avec ses orteils. De plus, des semelles (exerciseurs plantaires) sont recommandées ou des souliers avec un bon soutien de l’arche plantaire interne. Finalement, une prise de conscience de la répartition normale de l’appui plantaire peut aussi vous aider. La personne doit prendre conscience que l’appui plantaire devrait être prépondérant sur la face postéro-externe du talon, la partie extérieur du pied et sur la tête des métatarsiens.

S’il s’agit d’un pied creux, la personne devrait éviter de porter des souliers à talon haut. D’ailleurs, les souliers à talon haut ne sont jamais indiqués pour qui que ce soit car ils engendrent à long terme, une rétraction du mollet et du fascia plantaire qui peuvent conduite à une fasciite plantaire et à l’épine de Lenoir. De plus, la personne avec un pied creux devrait faire attention de ne jamais porter de chaussures trop courtes.

Conseils et recommandations

Assurez-vous de ne pas avoir de verrues plantaires sous le pied, d’induration ou de douleurs palpatoires. Si c’est le cas, il faut absolument que vous corrigiez ce problème ou demandiez à un professionnel qualifié de le faire sinon, vous aurez un déséquilibre postural. Votre cerveau inconscient va obligatoirement modifier votre appui plantaire pour éviter l’appui sur la zone douloureuse ou infectieuse.

Massez vos pieds régulièrement dans votre bain. C’est la partie du corps qui est le plus mis à l’épreuve dans une journée et c’est souvent celle dont on se préoccupe le moins.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe

12 févr. 2011

L’importance de s’asseoir en indien pour prévenir les douleurs lombaires

Les causes de douleur lombaire sont très variées. Cependant, il existe certains exercices généraux très efficaces pour diminuer la douleur lombaire, malgré les causes différentes. Ces exercices sont également très efficaces pour prévenir l’apparition de douleur ou la récidive. Nul besoin d’appareillage sophistiqué et dispendieux pour enrayer vos douleurs. Ces exercices sont à la portée de tous mais simplement méconnus !
L’un d’entre eux est simplement de s’asseoir en indien les pieds collés et de laisser descendre les genoux vers le plancher. Cet exercice favorise la rotation externe de la hanche, assure une bonne souplesse des muscles fessiers de la hanche et ouvre l’articulation sacro-iliaque. Il est surprenant de constater que les gens qui ont une bonne souplesse en rotation externe de la hanche n’éprouvent pratiquement jamais de douleur lombaire. Ce n’est pas par hasard que cet exercice fait souvent parti des routines de yoga ! Par contre, les gens qui sont raides en rotation externe de la hanche, et par conséquent qui ont beaucoup de difficulté à faire cet exercice, éprouvent souvent des douleurs lombaires.
La région lombaire fait parti des courbures secondaires, c’est-à-dire qu’elle n’est pas présente à la naissance. Elle se développera plus tard lorsque l’enfant commence à s’asseoir. Par conséquent, cette courbure va compenser pour les blocages et les points de ralentissement ailleurs dans le corps. Donc, il est fréquent que les gens éprouvent une douleur lombaire mais la majorité du temps, la cause est ailleurs. Comme les professionnels de la santé sont formés à traiter les symptômes, les traitements viseront souvent la région lombaire mais si l’on ne traite pas la cause, les résultats seront peu satisfaisants ou la condition récidivera continuellement. C’est exactement ce que nous observons lorsqu’on regarde le système de santé. Ce sont souvent les mêmes gens qui consultent régulièrement pour trouver une solution à leur problème qui persiste.
Une des causes fréquentes des douleurs lombaires est une rigidité de l’articulation sacro-iliaque ainsi qu’une raideur en rotation de la hanche. Ces deux articulations sont directement reliées à la région lombaire par différents ligaments, muscles et membranes. Donc, la mobilité de ces deux articulations est essentielle à retrouver avant même de s’acharner sur la région lombaire. C’est pourquoi l’exercice que je vous ai décrit représente un exercice de choix pour pallier aux douleurs lombaires. Pas surprenant que la majorité des peuples asiatiques ont pris l’habitude de s’asseoir en indien sur une base régulière. Pourquoi ne ferions-nous pas de même en écoutant la télévision au lieu d’être complètement écrasés dans notre fauteuil ?
Cet exercice peut être pratiqué plusieurs fois par jour. Tenez la position au moins 30 secondes et répétez 5 fois de suite. Peu importe votre souplesse, respectez les limites de votre corps en acceptant seulement un étirement léger. Il est inutile d’entrer dans la douleur car le tissu musculaire ne relâchera pas. Normalement, vous devriez observer une nette amélioration de votre condition après 8 semaines d’étirement. Si ce n’est pas votre cas, il est alors souhaitable de consulter un professionnel de la santé car il se peut que vous nécessitiez un ajustement manuel du bassin.
Sébastien Plante pht D.O.

L’influence des yeux dans les douleurs cervicales

Le capteur visuel représente un élément perturbateur qu’il ne faut surtout pas oublier de regarder. Il fait parti des capteurs céphaliques et envoie des informations sensorielles vers le système nerveux central. Le rôle principal du capteur visuel est un rôle de perception. De plus, le maintien du regard horizontal met en branle des réflexes complexes sur le plan oculo-moteur et vestibulaire. Toute mauvaise interprétation par le cerveau entraînera une compensation posturale de tout ce qui est en-dessous. Le capteur visuel est très complexe et parfois difficile à traiter car la majorité des professionnels qui s’en occupent ne sont pas formés pour évaluer l’influence qu’il peut avoir sur le système postural. C’est important de bien voir autant de près que de loin mais c’est également important de comprendre comment un trouble de la vision peut se répercuter sur le corps et être source de douleurs chroniques.

Il est primordial de prendre conscience qu’il existe un lien bio-mécanique entre les yeux et le rachis cervical. En effet, le rachis cervical est là pour faciliter et augmenter la vision. C’est son rôle principal. S’il y a une perturbation de la vision, il y aura forcément une compensation cervicale. Par exemple, si on est en présence d’un œil qui ne converge plus ou qui présente un problème de motricité quelconque, on observera une compensation cervicale pour conserver l’horizontalité du regard. Donc un thérapeute qui évalue la posture d’un sujet et qui note une déviation de la tête doit toujours se poser la question à savoir si c’est réellement un problème cervical ou simplement une adaptation du rachis cervical pour compenser un trouble oculaire. De plus, il y a un lien entre la vision et la posture. On va toujours dans la direction où l’on regarde. Donc, le regard aura des répercussions sur la façon dont se tiennent les gens debout; c’est de la proprioception.

Il existe également un lien entre la vision et la stabilité du corps. Pour se tenir debout, on a besoin des yeux. On est moins stable en absence de vision et cela se mesure facilement sur une plate-forme de stabilité lors d’un examen en posturographie. Par conséquent, un problème visuel non corrigé va entraîner des répercussions sur la stabilité du corps; cette personne va compenser son instabilité avec les muscles cervicaux et cela pourra éventuellement générer des douleurs cervicales. Donc, si vous souffrez de douleurs chroniques et que vous présentez un problème visuel, consultez un optométriste ou un ophtalmologiste. L’optométriste s’occupe des troubles de la vision et fait du dépistage de maladies des yeux et réfère, s’il y a lieu, à l’ophtalmologiste qui traite la maladie de l’œil. Les cataractes, le glaucome et les pathologies de vieillissement de l’œil (dégénérescence oculaire) entraînent une diminution de la netteté visuelle et crée également une instabilité cervicale. Par contre, les gens atteints de ces pathologies doivent attendre environ huit mois avant d’être opérés et ce délai est largement suffisant pour créer des problèmes cervicaux.

Pour ce qui est des verres correcteurs, les gens doivent réaliser que la lunette est un élément d’optique servant à corriger un trouble visuel. Comme les gens ne sont pas bien informés des répercussions du système visuel sur la posture et sur l’entretien de douleurs chroniques, les gens considèrent souvent les lunettes comme un accessoire de mode et d’esthétique sans se soucier du reste. Des récentes études ont démontré que le port de foyers progressifs crée une distorsion de la posture chez la majorité des patients. Plusieurs chercheurs étudient et suivent de près ce phénomène car un jour ou l’autre, nous aurons tous besoin de lunettes en vieillissant dû à la perte d’élasticité du cristallin. Ces chercheurs évoquent que le verre progressif, de par sa constitution, perd son efficacité en périphérie. Cela réduit donc le champ visuel en latéral entraînant par conséquent une compensation cervicale et sollicitant davantage le cou pour compenser la perte de champ visuel. De plus, l’information proprioceptive parvenue au système nerveux central est modifiée et cela entraîne des modifications dans le tonus postural pouvant être à l’origine des douleurs musculo-squelettiques. Il y a même des contre-indications au port de foyers progressifs lors d’hyperlordose cervicale et lors de rigidité importante car ces gens, ne pouvant plus compenser avec leur cou, voient alors apparaître des phénomènes de douleurs. Plusieurs développent des douleurs cervicales, des migraines ou des étourdissements après le port de foyers progressifs sans faire le lien avec la lunette. La variation de la lordose cervicale doit être prise en considération pour bien centrer le verre correcteur de la lunette. L’ajustement de la monture doit être adéquat et parfois les gens ne portent par leurs lunettes correctement sur leur nez.

Les gens qui portent des verres correcteurs se font parfois proposer des foyers progressifs vers l’âge de 45 ans en prévention alors qu’en réalité, ils n’en ont pas nécessairement besoin. Si vous êtes myopes mais que vous voyez bien de près, vous devriez avoir des verres correcteurs pour la myopie seulement. Si vous êtes presbytes, vous devriez avoir des verres correcteurs pour la presbytie. Si vous êtes atteints de presbytie et de myopie, vous devriez avoir deux paires de lunettes, une pour la presbytie lorsque vous lisez de près et une pour la myopie pour voir de loin. Quoi qu’il en soit, la solution n’est pas toujours évidente d’autant plus qu’elle comporte un aspect financier important mais essayez de garder un jugement critique lorsqu’on vous propose quelque chose et analysez-vous; votre corps vous parle et vous guide dans votre recherche de solutions.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

4 janv. 2011

Le problème d’obésité en Amérique du Nord

Le nombre croissant du taux d’obésité en Amérique du Nord pousse de plus en plus de gens vers les régimes minceurs, les produits miracles et inquiète les gestionnaires du système de la santé. Les gens sont à la recherche du meilleur régime qui donne les résultats les plus rapides. Ils recherchent la pilule ou le produit magique qui pourrait les transformer sans qu’ils n’aient aucun effort à faire, comme dans les contes de fée où le crapaud est transformé en prince d’un seul coup de baguette magique. L’être humain recherche toujours la facilité, mais cette facilité n’apporte jamais les résultats escomptés. Si vous privez votre organisme de nourriture pendant un certain temps et que vous recommencez à manger comme avant suite à votre perte de poids, votre foie emmagasinera davantage les aliments gras que vous mangerez pour se faire une réserve au cas où il serait privé de nourriture une seconde fois et vous engraisserez davantage.

La cause exacte de l’embonpoint est parfois difficile à identifier. Elle est souvent la manifestation extérieure d’un problème émotionnel bien plus profond, d’une insécurité de ne pas être à la hauteur, d’une dévalorisation de soi, d’un manque d’amour et d’acceptation de soi, d’un besoin de protection, d’un manque d’auto-discipline. Malgré que la cause puisse être très différente d’un individu à l’autre, vous avez tout intérêt à l’identifier et à lâcher prise sur cette croyance négative pour aider votre métabolisme à fonctionner normalement. En surcroît, il existe une règle primordiale pour réussir : c’est l’auto-discipline. L’auto-discipline est une preuve d’amour, car lorsqu’on s’aime, on prend soin de soi. Lorsqu’on discipline nos enfants, on le fait par amour envers eux pour leur enseigner ce que l’on croit être bon ou mauvais pour eux jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de le discerner par eux-mêmes. Donc, prendre le temps de bien se nourrir et de bien nourrir ses enfants est un acte d’amour qui ne peut être possible que par l’auto-discipline. Que vous ayez un métabolisme plus rapide ou plus lent, que vous ayez des problèmes émotionnels ou non, le gros bon sens de la loi de l’équation s’appliquera toujours. Calculez le nombre de calories que vous ingérez chaque jour et le nombre de calories que vous dépensez, puis faites le calcul. C’est le meilleur régime que vous pouvez suivre. Si vous dépensez plus de calories que vous en ingérez, vous perdrez du poids. Mais cette équation demande évidemment des efforts et de la discipline. Je l’ai déjà mentionné et je le répète, l’être humain est paresseux et recherche toujours la facilité mais sortez de vos pantoufles en béton si vous désirez atteindre vos objectifs.

Acceptez que vous devrez parfois ne pas acquiescer à tous vos désirs, rester sur votre appétit et vous donner un petit coup de pied au derrière pour aller au gymnase ou faire plus d’activités physiques si vous désirez réussir. Les petits changements que vous obtiendrez à chaque semaine auront de grandes répercussions sur plusieurs années. Par exemple, si vous vous fixez un objectif de perdre une livre par semaine, vous aurez perdu cinquante-deux livres à la fin de l’année, ce qui est énorme. Cet objectif est facilement réalisable puisque des milliers de gens y parviennent. Fixez-vous des objectifs raisonnables selon vos capacités. Cessez les régimes et commencez à bien vivre à la place. Le changement est une vertu accessible à tous. Ce n’est qu’une question d’attitude et de discipline.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

Histoire de cas: douleur lombaire

Une jeune femme de vingt ans fait une chute en ski sur les fesses. Elle éprouve une douleur immédiate mais est tout de même en mesure de continuer sa journée. Le lendemain matin, la douleur est plus persistante dans le bas du dos du côté gauche. Elle décide donc de consulter son médecin qui lui prescrit des anti-inflammatoires. Après trois semaines de médication, la douleur s’est atténuée légèrement mais demeure persistante. Elle consulte alors un chiropracticien qui lui diagnostique une scoliose lombaire basée sur une radiographie. Il lui propose un plan de traitement échelonné sur un an et elle accepte. Malheureusement, les traitements n’ont pas le résultat escompté et après plus d’un an de chiropractie, ce dernier lui mentionne qu’elle a la jambe gauche plus courte que la droite et que c’est probablement la raison de son mal de dos et de sa scoliose. Il la réfère donc a un orthésiste. L’orthésiste mesure une différence de longueur de jambe de 12 mm et lui prescrit des semelles plantaires avec une surélévation dans la semelle gauche.

Cependant, cet ajustement augmente ses douleurs lombaires et sa condition se met à détériorer davantage. La douleur commence même à irradier dans sa jambe gauche. Elle n’arrête pas pour autant de travailler mais la douleur la fait souffrir chaque jour et elle commence à se demander sérieusement si elle sera un jour en mesure de devenir enceinte en supportant une telle douleur quotidienne. Quelques mois plus tard, une collègue de travail lui suggère de consulter un ostéopathe qu’elle connaît. Elle due patienter plusieurs mois avant d’avoir rendez-vous et lors de cette rencontre tant attendue, l’ostéopathe lui donna son opinion en lui disant que la longueur de ses jambes était tout à fait identique.

Les professionnels qu’elle avait rencontrés auparavant avait probablement fait fausse route en pensant que la jambe gauche était plus courte mais en réalité, c’était le bassin qui était en dysfonction et qui laisser présager, au premier coup d’œil, une jambe plus courte. Cependant, cette dysfonction du bassin que l’on nomme « cinq points hauts » n’est pas une dysfonction que l’on apprend à l’Université. Elle est enseignée presque qu’exclusivement aux ostéopathes et tant qu’une telle dysfonction traumatique n’est pas corrigée, le patient à beau tout essayé, rien ne fonctionnera pour enrayer à long terme ses douleurs. L’ostéopathe en question a donc procédé à la correction du bassin et a avisé la jeune femme qu’elle ne devrait dorénavant plus porter ses semelles plantaires. Quelques visites suffirent pour enrayer complètement toutes ses douleurs.

Quelle sont les morales à retirer de cette histoire? D’abord, avant de poser quelque diagnostic que ce soit, il faut toujours se pencher sur toutes les sphères d’un individu (émotionnelle, nutritionnelle, physique, génétique, spirituelle, environnementale) pour recueillir le maximum d’informations. Il ne faut donc jamais considérer le diagnostic d’un professionnel comme un diagnostic final car celui-ci a habituellement une formation exclusivement basée sur une sphère en particulier. Il ne fait que vous donner son opinion selon la formation qu’il a reçue, selon ses croyances et son expérience clinique.

Deuxièmement, les erreurs d’interprétation en se basant simplement sur le résultat d’une radiographie sont très fréquentes parce qu’on ne voit que le os. Sur une radiographie, on ne voit ni les muscles, ni les ligaments, ni les disques, … Soyez critiques face aux informations que vous recevez. De plus, il n’y a aucune nécessité d’échelonner des traitements sur une longue période, même si le problème est chronique. D’ailleurs, après cinq traitements, quelque soit la thérapie vers laquelle vous vous dirigerez, vous devriez avoir obtenue une nette amélioration de votre condition. Sinon, il est fort possible qu’une autre avenue soit nécessaire pour vous aider et que le professionnel n’ait pas bien ciblé la cause de votre problème. Le corps humain est très complexe et il y a beaucoup de professionnels qui ne possèdent pas les connaissances nécessaires pour bien diagnostiquer votre problème. Cela ne veut cependant pas dire qu’ils ne font pas du mieux qu’ils peuvent avec les connaissances qu’ils ont.

Troisièmement, une radiographie debout n’a aucune valeur pour analyser une posture car s’il y a un groupe de muscles tendus, cela fera dévier la colonne et comme nous ne voyons que les os sur une radiographie, le professionnel en conclura à une scoliose ou à un problème vertébral alors qu’il se peut très bien que la cause soit simplement un muscle trop raide, un problème de vision, un problème d’appui plantaire, …

Lorsqu’on croit qu’il y a une jambe plus courte que l’autre, avant de procéder à l’achat de semelle inutilement, il faut toujours valider cette hypothèse en faisant prendre une mesure par radiographie de la tête du fémur (os de la hanche) jusqu’à la malléole de la cheville. On compare les deux côtés avec cette mesure précise au millimètre près. On ne doit jamais se fier au bassin car s’il est en dysfonction comme c’est souvent le cas, la mesure sera complètement faussée et le patient se fera diriger vers un mauvais plan de traitement. La prescription de semelle plantaire correctrice se fait régulièrement mais elle n’est pas toujours justifiée et souvent loin d’être nécessaire.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

2 janv. 2011

Est-ce que la malbouffe cause le cancer ?


Il est évident qu’une saine alimentation est le point de départ d’un corps en santé. Mais il est difficile de savoir si notre alimentation est équilibrée, puisque nous sommes bombardés par à une multitude d’informations contradictoires. Certains « spécialistes » affirment que les produits laitiers devraient être éliminés de notre alimentation, alors que d’autres s’y opposent. Qui a tort et qui a raison ? Le café est réputé mauvais pour la santé alors que tant d’autres en vantent les mérites. Faut-il vraiment éviter de consommer de la viande rouge ? Peut-on en manger, si elle est bio ? Plusieurs aliments sont classés comme cancérigènes ou anti-cancérigènes… alors que la médecine ignore les causes du cancer ! Comment fait-on pour savoir si les produits que l’on achète à l’épicerie sont « santé », avec toutes ces publicités tape-à-l’œil qui le prétendent mais qui n’ont pour but que d’augmenter les profits des multinationales ? Sans parler des milliers de suppléments naturels disponibles sur les tablettes des magasins et censés combler nos carences, puisque selon certains professionnels, la valeur nutritive de nos aliments est diminuée.

Plusieurs éléments me portent à croire que l’alimentation n’est pas la cause principale du cancer. Si l’on compare plusieurs individus qui ont toujours mal mangé, comment se fait-il que certains ne développeront jamais de cancer, alors que d’autres en seront atteints, et à des âges différents ? Comment se fait-il qu’un enfant aura un cancer en bas âge? Un adulte qui a ingurgité de la malbouffe toute sa vie ne devrait-il pas être bien plus intoxiqué qu’un enfant ?

Les gens sont de plus en plus sensibilisés à une saine alimentation, autant par les différentes émissions de télévision portant sur la cuisine santé, que par les nombreux livres et conférences disponibles et les professionnels de la santé. De plus en plus de gens font l’effort de bien manger. Les aliments anti-cancérigènes comme le curcuma, le thé vert, l’ail, etc. se vendent comme des petits chauds et pourtant, le taux de cancer continue de grimper! Ne devrait-il pas être en chute libre avec tous ces efforts ? De surcroît, comment se fait-il que nous observions plusieurs cas de cancer chez des gens qui mangent bio ou qui ont une alimentation impeccable? Ces gens ne devraient-ils pas être épargnés par cette terrible maladie ?

Si l’on examine minutieusement l’histoire de patients atteints d’un cancer, on découvre presque toujours un choc biologique ou un choc émotionnel précédant le développement du cancer. Cela soulève un point important : est-ce que les émotions négatives ne seraient pas impliquées dans le processus de développement d’un cancer, davantage que l’alimentation ? Si oui, pourquoi n’en entendons-nous pas parler?

Évidemment, le cancer demeure un mystère, malgré toutes les recherches et les sommes d’argent amassées. Et chacun a droit à son interprétation et à ses croyances. Cependant, ce qui est à mes yeux plus révélateur que les croyances, ce sont les faits vécus et les résultats dans la vie des gens. Il y a des personnes qui meurent chaque jour et il y en aura toujours. Cependant, il y a également des gens qui guérissent parce qu’ils ont appris à tout reconsidérer et à entrevoir leur maladie différemment. Si vous faites partie de ces gens qui veulent savoir comment vaincre la maladie autrement, je vous suggère le livre « Brisons le silence, il est possible de guérir autrement » aux éditions Québécor puisqu’il contient plus de 56 histoires de faits vécus et de guérison qui font réfléchir. •

Pour en savoir plus : www.sebastienplante.com