10 déc. 2008

Comment l’ostéopathie pourrait faire économiser des millions de dollars à notre système de santé ?


L’ostéopathie est une profession de plus en plus courue pour le traitement de la douleur chronique. Malgré que la profession ne soit pas reconnue légalement par l’Office des professions, de plus en plus de médecins réfèrent en ostéopathie lorsqu’une douleur se chronicise. Sans vouloir dévaloriser aucune profession en médecine alternative, l’ostéopathie est l’une des plus performantes au niveau thérapeutique car elle considère l’individu dans sa globalité. Une consultation est par conséquent beaucoup plus longue car elle examine l’aspect crânien, la mobilité vertébrale, l’aspect viscéral, la posture, les antécédents traumatiques et émotionnels de l’individu, les conditions associées, …L’ostéopathe dispose donc de beaucoup plus d’informations pour poser un bon diagnostic, et conséquemment, agir sur la cause de la douleur et non seulement sur les symptômes. L’ostéopathie est une formation échelonnée sur six ans offert aux différents professionnels de la santé.

Cependant, comme cette profession n’est pas reconnue légalement par l’Office des professions et ne possède pas d’Ordre professionnel, elle ne peut pas être pratiquée dans le système de santé public. Elle est donc seulement accessible au privé, pour les gens les plus fortunés ou possédant de bonnes assurances car le tarif d’une seule consultation varie entre 75$ et 90$. Les travailleurs accidentés ne peuvent malheureusement pas bénéficier de cette approche car elle n’est pas couverte par la CSST et ce, même si les médecins les réfèrent. Plusieurs raisons expliquent cette réalité. D’abord, le tarif de 32$ par consultation offert par la CSST est loin d’être suffisant. Deuxièmement, comme La CSST ne permet pas au professionnel de la santé de traiter une région du corps autre que la région symptomatique, aucun ostéopathe ne se pliera à cette exigence sachant très bien que la cause de la douleur n’est pas nécessairement représentative de l’endroit où se situe la douleur. Finalement, le temps alloué aux physiothérapeutes traitant les personnes accidentées au travail est d’environ 15 à 20 minutes, ce qui est loin d’être suffisant pour un ostéopathe qui considère la globalité du corps. Donc, il est fréquent qu’un travailleur accidenté souffrant de douleur chronique décide de consulter un ostéopathe de son propre gré en déboursant lui-même les frais encourus, et ce, dans le simple but de guérir pour retourner à son emploi. Dans la grande majorité des cas, quelques visites suffisent pour diminuer ou enrayer la douleur et permettre à cet individu de retourner au travail. Lorsque la cause est bien identifiée, quelques visites sont souvent suffisantes pour parvenir à aider quelqu’un qui souffre. À l’opposé, lorsque nous ne traitons que les symptômes, on peut traiter quelqu’un toute une vie sans jamais parvenir à l’aider complètement.

N’oubliez jamais qu’il n’y a qu’une minorité de gens qui profitent du système de santé public. La majorité des gens qui trainent dans le système de santé sont en grande partie due au fait que les professionnels ne parviennent pas à les aider efficacement car ils manquent de connaissances étant donné la complexité du corps humain. Donc, ce qui coûte cher à la CSST et au système de santé, ce n’est pas les frais déboursés pour les soins thérapeutiques mais plutôt le salaire qu’ils doivent verser à l’individu en arrêt de travail. Je vais vous donner un seul exemple d’une personne que j’ai traitée mais vous comprendrez que je pourrais vous en donner des centaines. Imaginez quelqu’un qui gagne 60 000$ par année, qui se blesse au dos, qui consulte en médecine traditionnelle et que la douleur se chronicise. Cet individu passera plusieurs tests médicaux (résonnance, scan, radiographie, …) dans le but de trouver une structure mécanique en cause pouvant expliquer la raison de sa douleur. Mais si la cause de la douleur n’est pas dans la région où sont les symptômes, les tests ne seront d’aucune utilité et les résultats seront normaux, comme c’est souvent le cas. Donc, tous ces tests surchargent considérablement notre système de santé en plus de coûter excessivement chers. Si aucun professionnel du milieu public ne parvient à l’aider efficacement, cet individu coûtera environ 100 000$ par année au système de santé. En consultant en ostéopathie et en bénéficiant d’une approche globale, cet individu que j’ai traité a guéri en trois séances. Imaginez tous les frais financiers encourus qui auraient pu être épargnés. Ce n’est pas de la vantardise, c’est la réalité car la plupart des bons ostéopathes auraient obtenu le même résultat. Maintenant, faites le même calcul pour les 700 000 travailleurs accidentés au Québec, sans compter les millions de personnes qui souffrent de douleur chronique et qui passent régulièrement des examens pour trouver une réponse à leur problème.

La CSST et le système de santé public auraient donc tout intérêt à intégrer des ostéopathes dans leur milieu pour sauver des millions mais ils ne peuvent pas, car la profession n’est pas reconnue légalement par un Ordre professionnel. Cependant, l’Office des professions qui découle de notre gouvernement ne veut pas former de nouvel Ordre professionnel et ce, sans justification valable. Nous sommes donc dans une impasse où personne ne peut intervenir autre que le gouvernement. Ce dernier préfère critiquer le système à deux vitesses entre le privé et le public ne comprenant pas pourquoi les professionnels de la santé se dirigent de plus en plus vers le privé. C’est pourtant pas compliqué, les professionnels de la santé sont débordés et épuisés face à cette constante hausse du taux de douleur chronique. L’intégration des ostéopathes dans le milieu public représente une solution concrète et facilement applicable qui pourrait déboucher sur des économies monstres pour le système de la santé.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.ca/

Truc et astuce pour trouver un bon ostéopathe

Pour trouver un bon ostéopathe dans votre région, vous pouvez contacter le COQ (Centre ostéopathique du Québec) via le site internet www.coq.org ou par téléphone au 514-384-1271. Vous pouvez également contacter le CEO (Collège d’études en ostéopathie) via le site internet www.osteopathie-canada.ca ou par téléphone au 514-342-2816. Ces deux écoles possèdent une formation reconnue échelonnée sur six ans.

27 nov. 2008

Que représente la calcification à l’épaule ?

La calcification dans l’épaule se diagnostique par une radiographie et son origine est inconnue. La calcification n’est pas nécessairement symptomatique puisque 20% de la population en sont victimes et n’ont aucun symptôme. L’explication ostéopathique à laquelle j’adhère stipule que lorsqu’une traction excessive s’exerce sur un tissu sain pendant une période de temps prolongée ou qu’une articulation est devenue instable par sur-sollicitation ou à la suite d’un traumatisme, le corps réagit au stress continu subit par ce tissu ou cette articulation en formant de l’os pour rigidifier et solidifier ce tissu. Cette théorie rejoint les recherches qui démontrent que le corps a une réaction de défense face à un stress ou une force exerçant une tension de plus de 5% sur un tissu en produisant davantage de fibres de collagène pour rigidifier ce tissu. Ce n’est donc pas surprenant de constater que les endroits où l’on retrouve le plus souvent des dépôts de calcium sont les régions de plus grande mobilité (ex.: épaule, C4-C5, aorte, etc.). Dans les statistiques, la proportion des calcifications dans les épaules est plus grande chez la femme. Ceci n’est pas surprenant non plus car que la femme est davantage touchée par les problèmes viscéraux en lien avec l’épaule étant donné toute la sphère gynécologique avec l’utérus, les problèmes émotifs fréquents, ainsi que l’implication du diaphragme et du plexus solaire.

Donc, lors de calcification, il est recommandé de traiter les zones de rigidité pour enlever les tensions qui se répercutent sur l’articulation ou les tissus environnants et de stabiliser l’articulation hypermobile avec des exercices de stabilisation. Par exemple, si un patient fait des tendinites à répétition et que le problème ne se corrige pas, le corps s’en chargera en formant de l’os sur le tendon pour le solidifier. À la radiographie, le médecin constatera des calcifications qui témoignent qu’il y a quelque chose au niveau mécanique, tissulaire ou vasculaire qui ne va pas. Si vous vous acharnez à faire partir la calcification, qui est plus souvent qu’autrement non symptomatique, vous risquez d’obtenir un résultat incomplet. Il faut faire l’investigation profonde de l’épaule, du cou, du thorax, de la posture et de la sphère viscérale. Vous verrez que la douleur du patient se résorbera souvent même si la calcification demeure. Pour bien évaluer la bio-mécanique de l’épaule, il faut prendre en considération plusieurs aspects car l’épaule comporte plusieurs articulations qui sont toutes rattachées les unes aux autres et inter-dépendantes. Il ne faut pas simplement évaluer l’articulation gléno-humérale car bien souvent, la cause du problème se trouve ailleurs. Il faut évaluer la clavicule et la 1re côte qui ont souvent une importance capitale, ainsi que le thorax, les articulations sterno-claviculaire et acromio-claviculaire, et finalement, la région cervico-dorsale et dorsale. Par exemple, si la région cervico-dorsale est rigide, la flexion complète de l’épaule sera limitée et la personne sera obligée de compenser. Il se produira alors un syndrome d’accrochage et l’apparition d’une tendinite. De la même façon, si une personne a les épaules enroulées soit par une tension du petit pectoral ou par sa posture, cet enroulement des épaules diminuera l’espace entre l’acromion et la tête humérale et favorisera le développement d’une tendinite. Voilà deux exemples parmi tant d’autres.

Plusieurs études ont été effectuées à ce jour pour tenter de diminuer ou d’éliminer ce calcium. L’iontophorèse utilisé par les intervenants en physiothérapie, qui consiste à faire pénétrer du vinaigre dans les tissus pour tenter de dissoudre le calcium est peu efficace. Aucune recherche n’a démontré clairement son efficacité. Par contre, dans les cas où le calcium est trop abondant (plus d’un cm) et/ou que les traitements de physiothérapie et d’ostéopathie s’avèrent peu efficaces, des méthodes chirurgicales ou le lavage calcique seront parfois nécessaires et donnent de bons résultats. Le « shock wave therapy » est une nouvelle méthode qui a démontré des résultats aussi efficaces que la chirurgie quant à la diminution des symptômes même si elle enlève moins de calcium que la chirurgie.

Sébastien Plante
physiothérapeute et ostéopathe

15 nov. 2008

pensées à réfléchir

Ø Il n’existe pas de meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever. (John A. Holmes)

Ø Continuer à souffrir sans améliorer son sort n’est pas de la patience, c’est de l’ignorance. (M. Head)

Ø Gémir sur un malheur passé, c’est le plus sûr moyen d’en attirer un autre. (Shakespeare)

Ø Lorsque se ferme la porte d’une occasion de bonheur, une autre s’ouvre; mais nous regardons si souvent la porte fermée que nous ne voyons pas celle qui s’est ouverte pour nous. (Helen Keller)

Ø On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière, on ne peut la vivre qu’en regardant en avant. (Soren Kierkegoard)

Ø Se venger, c’est se mettre au niveau de l’ennemi; pardonner, c’est le dépasser. (Francis Bacon)

Ø Si nous ne réfléchissons pas correctement avec un esprit trop fermé, nous transformons en difficultés majeures ce qui n’était au départ que des problèmes insignifiants. En d’autres termes, nous fabriquons un grand nombre de nos propres souffrances. (Dalaï-Lama)

Ø Vaut mieux mettre son cœur sans trouver de paroles que de trouver des mots sans y mettre de cœur. (Gandhi)

Ø L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs (Oscar Wilde)

Ø L’être le plus riche du monde est celui qui est le plus riche d’amour. (Sébastien Plante)

Ø Mieux vaut être un lion une seule journée qu’un mouton toute sa vie. (S.Kent)

Ø On devient grand le jour où on commence à battre papa au golf. On devient adulte le jour où on le laisse gagner. (I.A.)

Ø On ne peut rien apprendre aux gens. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui est à apprendre. (Galilée)

Ø Le plus grand conquérant est celui qui sait vaincre sans bataille. La sagesse est préférable à la force, parce qu’elle exécute des choses dont la force ne peut venir à bout. (Lao-Tseu)

Ø Lorsqu’un chef de guerre tue des milliers de gens, on l’appelle héros. Mais si un être complètement désemparé tue quelqu’un, on le traite de meurtrier, on l’emprisonne, ou même on l’exécute. (Dalaï-Lama)

Ø Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité. Ce qui signifie que faire ce que tous les autres font sans y réfléchir nous amène à voir des ombres là où il n’y en a pas et des héros là où il y a des charlatans. (proverbe chinois)

Ø Celui dont la pensée ne va pas loin verra ses ennuis de près. (Confucius)

Ø La culture, c’est comme de la confiture. Moins tu en as, plus tu l’étends. (Stéphane Richard)

Ø Les seules limites sont celles que nous nous imposons.

Ø La vie est un miroir de nos actions.

Ø Le mal vient de ce que l’homme se trompe au sujet du bien. (Socrate)

Ø Ne dit pas tout ce que tu penses mais penses tout ce que tu dis.

Ø Si nous voulons créer la paix dans le monde, créons-la d’abord en chacun de nous. (Dalaï-lama)

Ø Tout semble impossible à ceux qui n’ont jamais rien essayé.

Ø En trois mots, je peux résumer tout ce que j’ai appris à propos de la vie : la vie continue.

Ø La façon dont un cadeau est donné vaut beaucoup plus que le cadeau lui-même.

Ø Les connaissances s’acquièrent par l’apprentissage, les habiletés par la pratique, la sagesse par l’observation et l’amour par l’amour.

Ø Tant que nous hébergerons en nous cet ennemi intérieur qu’est la colère ou la haine, nous aurons beau détruire nos ennemis extérieurs aujourd’hui, d’autres surgiront demain. (Dalaï-Lama)

Ø Lorsque vous réussissez à faire rire quelqu’un, il sera disposé à vous écouter et vous pourrez lui dire presque n’importe quoi.

Ø La plus grave erreur que vous puissiez commettre dans la vie est d’avoir continuellement peur d’en faire une.

Ø La plus grande force d’un individu survient lorsqu’il aura surmonté ses plus grandes faiblesses.

Ø Ton meilleur ami est celui qui sait tout à propos de toi, et t’aime quand même.

Ø Le meilleur pont entre le désespoir et l’espoir est une bonne nuit de sommeil.

Ø La persévérance n’est pas une longue course, c’est plusieurs petites courses les unes après les autres.

Ø Ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’on arrête de rêver; c’est parce qu’on arrête de rêver qu’on vieillit.

Ø Les gens sans religion sont très nombreux. L’important est que leur vie ait un sens, c’est-à-dire, au fond, qu’ils soient heureux. (Dalaï-Lama)

Ø La différence entre le désespoir et l’espoir est la prise de conscience. (Sébastien Plante)

Ø Un grand homme n’est pas celui qui séduit le plus de femmes, mais celui qui séduit la même femme jour après jour.

Ø Rappelle-toi que le plus grand amour et les plus grands succès comportent des risques majeurs. (Dalaï lama)

Ø Les 3R : - respect envers toi-même
- respect des autres
- responsabilité de tes actions (Dalaï lama)

Ø Nous nous préoccupons plus de ce que les gens pensent de nous de ce que Dieu pense de nous.

Ø Souvenez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance. (Dalaï lama)

Ø Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses. (Dalaï lama)
Ø J'ai appris que l'on ne doit pas se comparer à ce que les autres font de mieux, mais plutôt à ce que je peux faire de mieux. (Dalaï lama)

Ø La maturité a davantage à voir avec les expériences de vie et avec ce que l'on a retiré de celles-ci, plutôt qu'avec le nombre d'anniversaires de naissance que l'on a pu célébrer. (Dalaï lama)

Ø J'ai appris que l'on ne peut pas faire en sorte que quelqu'un nous aime. Tout ce qu'on peut faire, c'est d'essayer d'être quelqu'un que l'on puisse aimer. Le reste appartient aux autres.

Ø Personne ne peut revenir en arrière et rendre ses débuts flamboyants. Mais n'importe qui à partir de maintenant peut démarrer et avoir une fin flamboyante.

Ø Un ange est celui qui n'est jamais influencé par la négativité du monde et ne voit que le bon chez les autres.

Ø La fraternité, c'est comprendre qu'un cri de douleur signifie la même chose dans toutes les langues, de même qu'un sourire.

Ø Le meilleur endroit pour atteindre le succès, c'est là où vous êtes et avec ce que vous avez.

Ø La lumière qui indique le bout du tunnel, s'allume d'abord à l'intérieur de soi.

Ø Le défi le plus difficile à relever est d'être vous-mêmes dans un monde où chacun essaie de faire de vous une autre personne.

Ø Le secret pour aimer tout, est de réaliser que cela pourrait disparaître.

Ø Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions (Confusius)

Ø Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls. (Jean de La Bruyère)
Ce qui signifie que les gens qui évitent la solitude perdent une occasion idéale de se retrouver seul pour faire une introspection de leur vie et devenir meilleur. Combien de gens aujourd’hui sont incapables d’être bien seuls ?

Ø Ne soyez pas en colère après l'ami qui a trahi votre secret, car vous le premier n'avez pu le garder.

Ø Tant que je n'aurai pas développé mon respect du soi, je resterai sous le contrôle des autres ou des situations. Pour que les autres me respectent, je dois commencer par avoir conscience moi-même de ma valeur.

Ø L’art du compromis, c’est savoir diviser un gâteau de manière à ce que chacun soit persuadé d’avoir obtenu le plus gros morceau.

Ø Ce n’est pas parce que quelqu’un ne vous aime pas de la façon dont vous le souhaiteriez qu’il ne vous aime pas avec tout ce qu’il a.

Ø Si vous donnez un poisson à manger à quelqu’un, vous le nourrirez pour une journée. Si vous lui montrez comment pêcher, vous le nourrirez pour la vie.

Ø Chaque personne tient en équilibre ses divers déséquilibres.

Ø Il est plus dangereux de pleurer intérieurement qu'extérieurement. Les pleurs extérieurs sont facilement séchés alors que les pleurs intérieurs laissent des cicatrices.

Ø Celui qui ne progresse pas chaque jour recule chaque jour. (Confusius)

Ø Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin.

Ø Deux personnes s’aiment vraiment lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais qu’elles choisissent de vivre ensemble.

Ø Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous somme émane de nos pensées. Avec nos pensées, nous créons le monde. (Le Bouddha)

Ø Il n’y a pas de médecine meilleure que d’autres. Il n’y a que la médecine dont le patient a besoin selon ses croyances et le moment où il est rendu dans sa vie. (Claude Sabbah)

Ø Ce ne sont pas de nouveaux remèdes que les gens ont besoin mais de nouvelles aptitudes pour élever leur conscience. (Sébastien Plante)

Ø Le succès consiste à aller de l’avant échec après échec sans perdre son enthousiasme. (Winston Churchill)

Ø Aux yeux du monde, tu ne représentes peut-être rien mais aux yeux d’une personne, tu représentes son monde.

Ø L’important n’est pas la grosseur de ta maison, ni la valeur de ta voiture, mais la différence que tu fais dans la vie d’un enfant. (Sébastien Plante)

Ø Les plus belles choses du monde ne peuvent pas être vues ni touchées. Elles doivent être ressenties au fond du cœur.

Ø Dieu permet les changements de direction. Nous pouvons parfois nous diriger vers la mauvaise direction et en faisant demi-tour, les choses se mettent à fonctionner comme nous l’aurions voulu.

Ø Le plus grand des voyages commencent par le premier pas. (Confusius)

La clé pour guérir : le système nerveux !


Le système nerveux est la clé pour guérir de douleur chronique et de maladies. La preuve en est que s’il n’y a pas de conduction nerveuse, il n’y a pas de douleur ou de maladie. Par exemple, vous ne retrouverez pas un cancer chez un quadraplégique en dessous de la lésion de la moelle épinière. Le système nerveux est très complexe et malgré les découvertes colossales de la médecine au cours des dernières années, nous n’en connaissons que la pointe de l’iceberg. Le système nerveux est composé d’un système nerveux central et d’un système nerveux périphérique. Le système nerveux central est sans contredit le plus important, car il contrôle tout le corps. Il comprend un système nerveux volontaire et un système nerveux involontaire, nommé autonome, lequel est totalement indépendant de notre volonté. C’est sur ce système nerveux autonome que je désire m’attarder.
Le système nerveux autonome est composé du système nerveux sympathique et du système nerveux para-sympathique. Tous les professionnels de la santé connaissent l’anatomie de ces deux systèmes mais semblent parfois négliger son importance capitale. Ce système nerveux autonome est responsable du fonctionnement de nos fonctions vitales (respiration, battement du cœur, …), du fonctionnement du système digestif et contrôle la vascularisation de tout le corps. Le système sympathique est le système d’alerte, lequel assure notre survie et nous permet de réagir face à divers stress. Le système para-sympathique, quant à lui, exerce une fonction opposée. Il permet la guérison des tissus du corps suite à un stress physique ou émotionnel, il favorise la digestion et le sommeil. Il est essentiel qu’il y ait un équilibre entre ces deux systèmes pour être en santé.
Le problème que l’on rencontre majoritairement dans notre société occidentale, est que les gens, par leur mode de vie, fonctionnent beaucoup trop sur le système sympathique. C’est humain de réagir face à un stress ou à des préoccupations, mais il faut être capable de revenir sur le système de guérison para-sympathique, à défaut de quoi le corps en subira de lourdes conséquences à moyen et long terme. C’est exactement l’image d’un conducteur qui roule trop vite sur l’autoroute. Il faut nécessairement qu’il appuie sur le frein à un moment donné pour diminuer l’accélération constante de son véhicule afin d’éviter de prendre le champ. Si vous avez des préoccupations à tous les jours, quelles qu’elles soient, vous empêcher votre corps de guérir et de récupérer. Ce faisant, votre énergie vitale diminue. Vous deviendrez de plus en plus fatigués, vous serez sujets à développer de l’anxiété, à avoir des palpitations, à développer de la haute tension artérielle, à développer des troubles de circulation, à avoir des tremblements, à devenir dépressif, … Si vous n’en prenez pas conscience, même si vous consommez des médicaments pour contrôler ces symptômes désagréables, vous continuerez à vous engouffrer de plus en plus profondément vers la maladie jusqu’à ce que votre corps ne puisse plus suivre et vous le laisse savoir par l’apparition de symptômes physiques importants.
Plusieurs études scientifiques à Londres, à Hong Kong, aux États-Unis et publiées dans le New England Journal of medecine ont démontré que le stress et les émotions négatives stimulent le système sympathique et diminuent la sécrétion d’IgA. Les IgA représentent la première ligne de défense de l’organisme contre les agents infectieux (virus, bactéries, champignons). Donc, les gens stressés sont plus susceptibles de devenir malade.
Il existe plusieurs façons de freiner le système sympathique pour éviter de tomber dans un précipice et favoriser la mise en action du système para-sympathique. La visualisation, la relaxation, la prière et la méditation sont d’excellents moyens car durant cette pratique, vous vous obligez à prendre le temps de vous recentrer sur vous-mêmes en chassant toutes les préoccupations hors de votre esprit. Conséquemment, vous basculerez sur le système para-sympathique, c’est-à-dire sur le système de guérison. Évidemment, plus vous consacrerez de temps et de moment dans votre semaine à cette pratique, plus vous aurez des résultats satisfaisants.
Il existe d’autres façons d’y arriver. Les approches en biologie totale, en médecine nouvelle Germanique, en psychothérapie, en psychologie, … ont tous un point en commun, soit celui de vous dirigez vers une résolution de vos conflits. Ces approches ne font que vous donner des éléments de réflexion pour vous permettre d’identifier vos conflits mais vous seuls pouvez les solutionner. La résolution de vos conflits est essentielle pour éliminer vos préoccupations incessantes et vous permettre de basculer sur le système para-sympathique. Rappelez-vous que le système para-sympathique est le système de guérison. Il est donc normal que la bascule sur ce système engendre une phase inflammatoire car l’inflammation est nécessaire à la guérison des tissus du corps. C’est à ce moment que surviendront vos malaises mais si vous vous affolez pour rien, et laissez la peur vous envahir, vous reviendrez sur le système sympathique et empêcherez votre corps de guérir complètement. C’est ce qui explique souvent tous les petits symptômes qui surviennent et qui disparaissent d’eux-mêmes. Évidemment, plus vous avez accumulés de stress sur une période prolongée ou plus votre stress était intense, plus votre inflammation sera importante et conséquemment, plus vos symptômes seront importants. Il est donc important de consulter votre médecin lorsque vos symptômes vous inquiètent pour les contrôler mais vous devez obligatoirement solutionner vos conflits pour ne plus les revivre et prendre le temps nécessaire pour vous reposer afin de permettre au système para-sympathique de faire son travail sans être interrompu.
Vivre dans le moment présent est une autre façon d’éloigner le stress de nos vies car nous avons trop souvent tendance à nous préoccuper du passé ou du futur. Pratiquez des activités telles que le tai-chi et le yoga vous permettra également de retrouver un équilibre intérieur. L’acupuncture, l’homéopathie et l’ostéopathie sont également des professions très efficaces pour permettre la bascule vers le système para-sympathique et par le fait même, favoriser votre bien-être. Le livre « La Vérité en face » disponible dans les grandes librairies, a été écrit pour vous permettre d’avoir des outils efficaces afin de diminuer ce niveau de stress au minimum dans votre quotidien. Lorsque vous apprendrez à parler avec votre cœur, à mieux communiquer, à écouter, à réduire vos attentes face aux autres, à sortir du schéma de compétition véhiculé par notre société, à prioriser ce qui est important pour vous, à mieux gérer votre temps, à connaître l’impact de vos pensées dans votre vie, à vaincre vos peurs, … vous parviendrez à diminuer de façon considérable votre stress et vos préoccupations et vous basculerez vers la santé. C’est aussi simple que cela ! L’application de ces principes de vie vous permettra de bien vivre au lieu de survivre. N’oubliez jamais que la santé est disponible pour tous. Il vous suffit simplement d’en prendre conscience et d’agir car personne ne peut le faire pour vous.
Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.com/


Trucs et astuces pour être en santé

Prenez 20 minutes par jour pour méditer ou entrer dans un état de relaxation profonde afin de faire basculer votre système nerveux sur le système para-sympathique et permettre à votre corps de guérir naturellement. Le corps possède une capacité d’auto-guérison naturelle mais il faut lui donner la chance de l’appliquer. Au lieu de poursuivre un rythme de vie effréné, les animaux ont compris depuis longtemps ce principe biologique de survie en se mettant au repos complet jusqu’à ce qu’ils soient guérit. Donc, 20 minutes par jour est largement accessible à tous. Le temps est une question de priorité!

26 oct. 2008

Pourquoi la douleur chronique et la maladie sont-elles si difficile à comprendre et à traiter?

Le phénomène de la douleur chronique représente un défi de taille pour les professionnels de la santé puisque des millions de gens en souffrent quotidiennement sans trouver de solutions à leur problème. Cela représente un fléau important puisque le nombre incommensurable de consultations répétitives pour le même problème qui persiste surcharge considérablement notre système de santé. De plus, les coûts associés pour investiguer chaque patient par différents examens médicaux sont exubérants. Comment se fait-il qu’avec toutes les connaissances que possède notre société moderne et avec tout l’outillage médical dont dispose les chercheurs pour effectuer leurs recherches, nous continuons d’accumuler des échecs thérapeutiques à chaque jour. Malgré toutes les merveilles qu’à fait la médecine nord-américaine et tout le mérite qui lui revient, il faut tout de même se pencher sur certaines lacunes si nous voulons continuer de faire évoluer notre compréhension de la douleur et permettre ainsi à des milliers de gens de retrouver une qualité de vie optimale.

Nous vivons aujourd’hui dans une ère de mensonges. Les enjeux économiques et politiques sont devenus beaucoup plus importants que la préoccupation réelle du malade. Il s’écrit aujourd’hui à peu près n’importe quoi dans les magazines, les revues et les journaux. Chacun soumet ses propres croyances avec une multitude d’opinions qui divergent sur le même sujet. Face à la complexité du corps humain et à sa constante évolution, il faut d’abord et avant tout avoir l’humilité d’admettre qu’il y a très peu d’éléments de certitude mais plutôt plusieurs arguments de probabilité qui nous amènent à diagnostiquer un problème. Il y a eu des modes de thérapie dans le passé et il y a des nouvelles tendances. Certaines théories et hypothèses que l’on croit vraies dans le moment ne le seront peut-être pas dans 50 ans. Chaque discipline et chaque école de pensée proposent donc un modèle de fonctionnement du corps humain qui diffère d’une formation à l’autre avec par contre, des grandes lignes de pensée qui s’entrecroisent. Les approches pour ensuite évaluer et traiter le corps humain sont très diversifiées, certaines écoles s’appuyant sur des faits scientifiques et d’autres sur des propos aléatoires plus difficilement mesurables. Chaque professionnel de la santé vous informe par la suite de son opinion selon la formation qu’il a reçue, selon ses croyances et son expérience clinique. Donc pour le même problème, si vous consultez cinq professionnels différents, vous risquez d’obtenir cinq diagnostics différents. Cela peut être très frustrant pour un patient qui ne s’en remet qu’à l’avis médical puisque cela soulève un problème majeur: qui croire ? C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais considérer un diagnostic médical comme un diagnostic final mais plutôt comme un point de départ dans la recherche de solutions. Le patient a donc un rôle actif à jouer dans sa guérison.

La médecine traditionnelle aurait tout intérêt à travailler conjointement avec les médecines parallèles ou alternatives comme cela se fait dans certains pays d’Indonésie ou orientaux. La médecine traditionnelle Nord-Américaine n’adhère seulement qu’au fait scientifique mesurable mais même la vie humaine sur terre ne peut pas encore être expliquée de façon scientifique et absolue. Donc, l’être humain est composé d’une matière apparemment vraie, mais qui peut facilement être faussée lors de test puisqu’elle est en interaction constante avec six sphères: émotionnelle, nutritionnelle, génétique, physique, environnementale et spirituelle. L’ensemble de ces six sphères doit toujours être considéré lorsqu’on aborde un individu souffrant de douleur chronique, à défaut de quoi, les risques d’échecs sont plus propices si nous n’intervenons pas dans la sphère prédominante qui a basculé chez le patient en question.

Ces six sphères sont en interrelation constante et ont une influence les unes envers les autres. Premièrement, on retrouve la sphère émotionnelle où siègent tout le stress et les réactions émotionnelles face à diverses situations passées, présentes et à venir. Cette sphère est la plus importante mais malheureusement, la plus négligée due à la mauvaise compréhension de son fonctionnement. Des recherches plus approfondies s’avèrent nécessaires pour améliorer la compréhension de la répercussion incontestable des émotions sur le corps physique et la genèse de différents malaises. Lisez le livre « La Vérité en face » pour vous aider à percevoir différemment la maladie et ouvrir vos horizons afin de mieux solutionner vos conflits. Ensuite, on retrouve la sphère circulatoire ou nutritionnelle. L’alimentation est ce qui nourrit les cellules et les débarrasse de leurs déchets afin de permettre un bon fonctionnement cellulaire qui est à la base du bon fonctionnement de l’être humain. Troisièmement, la sphère physique et posturale regroupe deux systèmes: le système neuro-musculo-squelettique (incluant les différents organes de perception) qui permet la locomotion, la motricité, l’équilibre et la coordination; de même que le système neuro-végétatif, totalement inconscient et involontaire, qui ne fonctionne que par voie réflexe et qui contrôle tout le système vasculaire, l’absorption et l’assimilation des aliments ainsi que le métabolisme cellulaire. La maîtrise de techniques manuelles de la part du professionnel pour traiter le crâne, le thorax et le bassin est essentielle pour permettre au patient souffrant de douleur chronique de retrouver une qualité de vie optimale. Quatrièmement, il y a la sphère environnementale avec l’impact considérable du climat, de la qualité de l’air et de la luminosité sur le corps physique. Cinquièmement, il existe la sphère spirituelle qui explique qu’il y a une force beaucoup plus grande que nous qui nous unie et qui nous permet de passer à travers les épreuves difficiles de la vie. Finalement, il y a la sphère la sphère génétique.

Lorsqu’un patient consulte pour un mal de dos, l’erreur commune est de ne considérer que le dos. Il ne faut jamais perdre de vue que c’est d’abord et avant tout un patient qui vient consulter, avec ses craintes, ses peurs, ses croyances, ses valeurs, ses antécédents et son mal de dos. Négliger de considérer la globalité de cet individu en ne s’attardant qu’à son dos est une erreur capitale. Certains organismes payeurs d’indemnisation au travail refusent même que le professionnel de la santé se préoccupe ou évalue une autre région du corps que la région où sont les douleurs de consultation. Ceci démontre à quel point notre société comprend très mal le contexte global de la douleur et ne s’aide malheureusement pas, car en bout de ligne, ce sont ces mêmes patients qui trainent dans le système de santé avec des douleurs qui ne se résorbent jamais.

Comme la médecine traditionnelle se concentre et agit principalement sur la sphère génétique et physique, elle passera tous les examens approfondis pour trouver une structure mécanique en cause pouvant expliquer les symptômes du patient. Cela est tout à fait justifié et souvent nécessaire mais lorsque la cause n’est pas physique ou génétique, les résultats escomptés ne sont souvent pas satisfaisants. C’est à ce moment qu’il est de son devoir de travailler conjointement avec les médecines alternatives qui s’attardent sur les autres sphères afin de bénéficier des forces de chaque profession et donner toutes les chances au patient de guérir. C’est d’ailleurs la première réaction intuitive de plusieurs patients lorsqu’ils sont confrontés à un échec thérapeutique. Ils consultent en naturopathie, en psychothérapie, en ostéopathie, en biologie totale … pour retrouver l’équilibre entre l’interaction de ces six sphères.

Le nombre d’échecs thérapeutiques en médecine traditionnelle explique en partie la ruée massive des gens vers les médecines parallèles. Ces patients qui cherchent désespérément une solution devraient pouvoir bénéficier de l’appui de leur médecin dans cette démarche difficile ou lieu du jugement négatif à leur égard parce qu’ils ont recours à des professions non reconnues par un Ordre professionnel. Rappelez-vous toujours qu’il n’y a pas de médecine meilleure que d’autres. Il n’y a que la médecine dont le patient a besoin selon ses croyances et le moment où il est rendu dans sa vie. Et pour ce faire, chaque professionnel se doit de collaborer avec ses confrères en mettant de côté tout jugement négatif basé sur des croyances différentes et une façon différente d’aborder un problème parfois complexe. Chaque profession, qu’elle soit reconnue par un Ordre professionnel ou non, possède des forces et des faiblesses. Si nous cessions de nous critiquer mutuellement et travaillions ensemble pour faire fructifier toutes ces forces, les patients et le système de santé se porteraient nettement mieux. Après tout, les professionnels de la santé recherchent tous le même but, soit celui d’aider le patient à améliorer sa qualité de vie.

Mais cette philosophie est loin d’être mise en application. Au lieu d’encourager cette complémentarité, plusieurs professions dénigrent les lacunes des autres professions dans le simple but de valoriser leur profession et acquérir plus de pouvoir économique et politique. Déterminer avec exactitude la cause d’un problème de douleur chronique ou d’une maladie est très difficile, voire impossible. Par conséquent, déterminer quelle profession a été plus efficace qu’une autre pour la résolution du problème du patient ne devrait même pas être une préoccupation. L’important est simplement que le patient se porte mieux dû à la complémentarité des soins qu’il a reçus. Malheureusement, il existe plusieurs guerres internes entre certaines professions car chacune a des droits acquis et ne veut pas qu’une autre profession puisse pratiquer ce qui lui est réservé. Les patients souffrant de douleur ne sont même pas conscients de ces litiges mais en écopent indirectement.

Le problème est que, face à la complexité du corps humain, chaque professionnel fait face un jour ou l’autre a des échecs thérapeutiques avec les techniques qu’il utilise. Par passion et dévouement pour leur travail, certains professionnels de la santé décident alors de se spécialiser dans d’autres sphères que la sphère dans laquelle ils ont gradué afin d’aider davantage leur patient. Ce faisant, il développe une expertise complémentaire avec des outils différents et les résultats thérapeutiques deviennent souvent encore plus convaincants. Par contre, il devient difficile de se conformer aux exigences de l’Ordre car certaines techniques complémentaires, pourtant extrêmement efficaces, ne sont pas permises légalement dans le cadre de cette profession spécifique. Elles sont permises légalement, mais avec un autre Ordre professionnel qui détient les droits exclusifs pour ces techniques particulières. Donc, le professionnel, conscient des bienfaits qu’il peut apporter au patient doit se restreindre à sa pratique permise. Ce faisant, il ne peut donc pas appliquer toutes ses connaissances en pleine liberté à défaut de quoi, l’Ordre professionnel auquel il adhère, le radiera. Par exemple, vous ne pouvez pas appliquer des manipulations vertébrales, faire des techniques crâniennes, faire de la psychothérapie et conseiller le patient sur son alimentation dans la même visite car si cela venait qu’à se savoir, vous seriez retirés de l’Ordre professionnel. Pourtant, la combinaison de tous ces traitements est une recette gagnante. Et si un membre se fait radier de l’Ordre, la première pensée des gens sera de dire que c’est parce que ce professionnel était fautif. Les apparences peuvent parfois être trompeuses! Pourtant, les professionnels qui ont un niveau de connaissance supérieur sur chacune de ces sphères sont souvent les professionnels les plus compétents et les plus en demande parce que leurs résultats thérapeutiques dépassent largement ceux des autres. Mais, plusieurs professionnels de la santé se contentent de faire leur petite routine quotidienne sans se préoccuper des autres sphères pour ne pas s’attirer d’ennui. Voyez-vous comment cette attitude malsaine peut nuire au développement de plusieurs professionnels et par le fait même, limiter les résultats au patient. Mais est-ce vraiment la faute des professionnels ? La réponse est NON. Les Ordres respectifs obligent leurs membres à respecter les actes réservés à leur profession selon leur code de déontologie à défaut de quoi, ils seront radiés. De plus, un Ordre professionnel ne voudra jamais collaborer avec une profession qui n’est pas reconnue par un Ordre professionnel. Donc, voilà une autre cause qui explique que la complémentarité des soins demeurera longtemps difficilement applicable.

Pourquoi ces Ordres professionnels agissent-il ainsi ? Le rôle d’un Ordre professionnel est d’abord et avant tout la protection du public, la défense de ses membres et de ses droits acquis. Donc, comme nous vivons dans un système de santé qui met de l’avant qu’un jour, les chercheurs trouveront un remède miracle qui guérit tous les maux, les gens deviennent dépendants face au système médical et ne se responsabilisent pas. Les gens participent régulièrement à des collectes d’argent dans différentes fondations dans l’espoir qu’un jour, la médecine trouve un remède miracle. Ce faisant, lorsque les résultats thérapeutiques ne sont pas satisfaisants, il devient très facile d’accuser la médecine ou le professionnel de la santé de la détérioration de sa condition. Cela évite de prendre le blâme et de nous responsabiliser. Mais n’oublions pas que nous sommes tous responsables de ce qui nous arrive, que nous en ayons conscience ou non. Mais comme notre société moderne tourne le dos à ces explications, les poursuites judiciaires sont monnaies courantes. Les plaintes contre les différents professionnels de la santé se comptent par millier. Pour défendre ses membres, l’Ordre professionnel a évidemment besoin de moyens financiers importants et pour prévenir de telles dépenses, elle se doit de limiter la pratique de ses membres à ce qui est scientifiquement mesurable puisque c’est sur ces faits vérifiables que ce basera la justice. C’est donc une roue qui tourne et nous sommes tous, par notre comportement, responsable de l’état dans lequel se trouve notre système de santé.

Si la médecine informerait chaque patient, que parallèlement à la prise de médicaments, celui-ci se doit de corriger son alimentation et de solutionner ces conflits psychologiques, nous nous porterions beaucoup mieux. De plus, si chaque individu cessait de mettre le blâme sur l’autre de la condition dans lequel il se trouve, les professionnels de la santé pourraient pratiquer leur travail avec beaucoup plus d’amour. Tout cela permettrait une meilleure collaboration et une ouverture d’esprit beaucoup plus grande pour comprendre le phénomène de la douleur. Si nous traiterions les autres comme un prolongement de nous-mêmes, il n’y aurait pas autant de propos disgracieux envers la médecine traditionnelle et alternative.

Comme nous sommes encore loin du jour où viendra une saine collaboration entre les différentes médecines pour ne former qu’une seule médecine visant qu’un seul but, soit celui de donner le maximum de chance au patient de guérir, il est de votre devoir d’approfondir vos connaissances sur ces différentes sphères, l’objectif à terme étant de devenir votre propre thérapeute et de guérir complètement de vos souffrances. Le patient a donc un rôle actif à jouer dans sa guérison et il est de son devoir de s’assurer qu’il y ait un équilibre parfait dans chacune de ces six sphères. Si vous réalisez le parcours du combattant comme plusieurs l’ont fait avant vous, vous y parviendrez. Le site internet www.sebastienplante.com renferme tous les outils nécessaires à l’accomplissement d’une telle aventure. Bonne santé.

Sébastien Plante
Physiothérapeute, ostéopathe, auteur

3 oct. 2008

Mise au point importante sur la biologie totale

Un vent de panique et de controverse s’est installé dans notre société à la suite du reportage de Radio-Canada concernant la biologie totale. Une mise au point est de mise pour bien informer les gens car ceux-ci ont le droit à une information complète et non biaisée sur le sujet. Les journalistes manquent parfois d’informations avant de les présenter au grand public.

Je suis Sébastien Plante. Je suis physiothérapeute, ostéopathe, chroniqueur et auteur. Je trouve scandaleux de faire une campagne de salissage sur certaines professions car chaque profession a sa raison d’être dans notre société. Chaque profession a ses forces et aussi ses faiblesses.

Le reportage qui a été diffusé dans l'émission "enquête" démontre parfaitement à quel point les connaissances sur le fonctionnement du corps humain des journalistes qui ont réalisé ce reportage sont limitées. Le même phénomène s’était produit l’an passé à la même émission de radio-Canada (enquête) concernant les naturopathes. Un reportage les avait qualifié de charlatans et avait forcé l’Ordre des pharmaciens à former un comité spécial pour évaluer la possibilité de retirer les naturopathes des pharmacies. L’impact de la diffusion de telles informations n’est pas sans conséquences, de là l’importance de la rigueur journalistique et pour le spectateur, de garder un esprit critique face à ce qui est présenté.

Tout d’abord, il y a toujours des risques de trouver des arnaqueurs dans chaque profession qui n’est pas encadrée par un ordre professionnel. La biologie totale ne fait pas exception. Mais il ne faut jamais juger une profession simplement en se basant sur les actes ou les paroles de quelques individus. Il existe aussi des « charlatans » dans les professions reconnues légalement par un Ordre professionnel. Il existe dans chaque profession des thérapeutes exceptionnels, des thérapeutes ordinaires, de mauvais thérapeutes et des charlatans.

Si on ne fait mention que des faiblesses d’une profession, il faut la remettre en perspective avec les faiblesses des autres professions. Que dire des professionnels qui prescrivent des traitements échelonnés sur un an en se basant simplement sur le résultat d’une une radiographie? Que dire des ristournes des professionnels versées entre eux lorsqu’ils se réfèrent des patients? Que dire des patients qui reçoivent cinq diagnostics médicaux différents pour les mêmes symptômes ? Où est la rigueur scientifique ?

J’ai moi-même mené mes propres expériences il y a deux ans. J’ai consulté en payant de ma poche différents professionnels en médecine alternative pour en voir de toutes les couleurs. J’ai fait ma propre enquête. La biologie totale est loin d’être néfaste. Elle a aidé des milliers de gens à retrouver la santé dont plusieurs personnalités connues. J'ai moi-même guéri de mon zona, de ma surdité partielle de l'oreille droite, de ma perte d'odorat et de tics nerveux importants au visage par la biologie totale, alors que la médecine traditionnelle ne pouvait plus rien pour moi, et ce, malgré plusieurs opérations au visage. Il faut donc remettre les choses en perspective. Le nombre d’erreurs médicales en médecine traditionnelles à cause des effets secondaires de la médication ou par la prescription d’une médication non adéquate se compte par milliers. Plusieurs erreurs médicales lors d’interventions chirurgicales ont causé de sérieux dommages à plusieurs patients. Il y a des gens qui consultent régulièrement à l’hôpital pour des symptômes bénins et qui, une fois rendus à l’hôpital, attrapent une bactérie ou un virus et décèdent. Est-ce que cela signifie que la médecine est mortelle ? Bien sûr que non car j’affirme toujours tout haut dans toutes mes chroniques que nous bénéficions d’un des meilleurs systèmes de santé au monde. Cependant, il est impossible de guérir tout le monde car la guérison appartient toujours au patient et dépend de multiples facteurs. Donc, il y aura toujours des échecs et ce, dans chaque profession. Si on ne présente que ces cas d’échec, nous ne ferons de toute évidence pas bien paraître cette profession. Il est facile de blâmer quelqu’un et de tenter de détruire sa profession et sa réputation en n’ayant pas toutes les connaissances pour juger. Voici un autre exemple : une jeune patiente est décédée il y a quelques années suite à une mauvaise manipulation vertébrale de la part du professionnel de la santé. Est-ce qu’il faut en déduire que les manipulations vertébrales comportent des dangers mortels ?

Lorsqu’on parle d’effets secondaires, croyez-vous sérieusement que le simple de fait de parler avec quelqu’un a plus d’effet secondaire que de consommer des médicaments qui pourraient assommer un cheval ? La biologie totale se pratique uniquement par l’échange de propos verbaux, tout comme la psychothérapie. Il n’y a aucune intervention physique et aucun produit à consommer. Ce n’est donc pas plus dangereux que d’avoir une conversation avec quelqu’un au salon de coiffure à l’exception que vous payez pour avoir cette conversation débouchant sur la recherche de solutions à votre problème. Étant donné que vous payez pour ce service professionnel, vous êtes donc plus vulnérables car vous remettez votre confiance et exposez votre vie à quelqu’un qui détient plus de connaissances que vous dans ce domaine. Son opinion aura donc des conséquences sur votre prise de décision mais il n’en reste pas moins que ce n’est qu’une consultation verbale.

Le manque de formation médicale des gens qui assistent aux conférences est également soulevé dans le reportage. Il est fait mention qu’il y a des garagistes, des informaticiens, … Par contre, ce qui n’a pas été dit est que la majorité des gens qui assistent aux conférences le font par intérêt pour la médecine dite non-traditionnelle et n’ont aucun but de devenir thérapeute. Ils le font simplement parce que la médecine traditionnelle n’a plus rien à leur offrir.

Vous n’êtes pas sans savoir que le corps humain est complexe et qu’il n’existe aucune certitude concernant sa guérison même en médecine traditionnelle. La preuve en est que même avec les milliards de dollars amassés et avec toute l’avancée de la technologie médicale, la médecine n’a toujours aucune idée de l’origine du cancer. On connaît à peine 20% du fonctionnement du cerveau! La dimension non-explorée par la médecine traditionnelle est fascinante et l’on est incapable pour l’instant de mesurer avec exactitude l’effet des émotions sur le fonctionnement du corps humain et du cerveau. Lorsque l’on étudie les cellules isolées au microscope, même si ces cellules ont le même code génétique, elles ne fonctionnent plus de la même façon car elles sont coupées de toutes informations extérieures sensorielles, sensitives et émotives qui affectent les cellules. Donc, il n’existe aucune preuve scientifique valable pour appuyer la biologie totale sauf les dizaines de milliers de résultats thérapeutiques de gens qui étaient condamnés par la médecine traditionnelle et qui s’en sont sorties. Si cela ne constitue pas une preuve en soit, il y a tout de même matière à analyser ces résultats autrement qu’avec l’approche traditionnelle. Mais pour ce faire, il faut de la recherche; et pour faire de la recherche, il faut de l’argent. Les compagnies pharmaceutiques ne financeront jamais le genre d’études proposées en biologie totale puisque le résultat n’est pas axé sur la prescription d’un nouveau médicament mais plutôt sur une prise de conscience. Ce ne sont pas de nouveaux remèdes dont les gens ont besoin mais de nouvelles aptitudes pour élever leur conscience. Les compagnies pharmaceutiques auraient tout intérêt à travailler conjointement avec la biologie totale pour le mieux-être de notre société et non pour le mieux-être de leurs portefeuilles. Donc, pour l’instant, la théorie qui soutient la biologie totale demeure une hypothèse, faute de recherche scientifique, mais cela ne veut pas dire que cette hypothèse est moins valable qu’une autre puisque même la médecine ne réussit pas toujours à ce niveau. Les théories que l’on croyait vraies il y a quelques années seulement, comme la non-régénération des neurones du cerveau, ne le sont plus aujourd’hui.

Parlant d’hypothèse, en ostéopathie, on enseigne qu’on peut sentir le mouvement des liquides dans le corps humain. Il n’y a rien qui soutient cela au niveau scientifique et c’est à mon avis carrément farfelu mais vous seriez impressionné de constater les bienfaits considérables que les ostéopathes peuvent apporter dans la vie de quelqu’un qui souffrait de douleur chronique alors que la médecine n’avait rien a lui offrir. Lorsque les résultats sont présents, même si la théorie est parfois difficile à expliquer d’un point de vue scientifique, c’est tout de même important de prendre en considération qu’il y a quelque chose qui fonctionne et qu’il faut comprendre. Est-ce que cela veut dire que l’ostéopathie est non valable parce qu’il n’y a pas de rigueur scientifique? Bien sûr que non. Plusieurs médecins réfèrent de plus en plus souvent en ostéopathie. Je traite à chaque semaine des cas de douleur chronique qui trainent dans le système médical où personne ne parvenait à soulager la douleur des patients.

Peu importe l’approche que vous choisirez, l’important n’est que d’avoir un résultat. Il n’y a pas de médecine meilleure que d’autres. Il n’y a que la médecine dont le patient a besoin selon ses croyances et le moment où il est rendu dans sa vie.

La biologie totale a largement fait ses preuves. J’ai eu le privilège de cotoyer des gens qui ont guéri de tous leurs problèmes de santé avec la biologie totale alors que les médecins les avaient condamnés à mourir. J’ai moi-même été charcuté plus qu’à mon tour mais malheureusement, pas de résultat. Si je m’étais tiré une balle dans la tête tellement je souffrais et que la médecine ne parvenait pas à m’aider, est-ce que les médias auraient accusé la médecine de cause à mon décès? Il y a des milliers de gens qui se suicident parce qu’ils souffrent sans espoir. Sachez que les gens qui pratiquent bien la biologie totale le font pas désir humain d’aider son prochain. N’étant même pas thérapeute en biologie totale, j’ai dû me rendre à ces évidences par l’observation clinique que je fais chaque jour dans mon cabinet. Aujourd’hui, j’adhère fermement à cette hypothèse car le mental et le stress ont beaucoup joué dans le développement de symptômes physiques et personne ne peut nier ce fait.

Sachez également que plus on en apprend sur le corps humain, plus on se rend compte que celui-ci n’est pas que mécanique. Il y a des influx émotionnels qui le font aussi réagir. Le corps humain est une machine complexe. J’ai plus de 12 ans d’études acharnées en physiothérapie, en ostéopathie, en psychothérapie, en biologie totale, en alimentation, … et je continue à en apprendre chaque jour. Lorsqu’on traite un individu, il faut toujours s’attarder à toutes les sphères qui le définissent : physique, émotionnelle, nutritionnelle, spirituelle, génétique et environnementale. Il faut travailler en termes d’interaction de ces six sphères. Cela ne se fait pas en cinq minutes et comme les médecins sont surchargés et n’ont pas le temps nécessaire pour aborder toutes ces sphères, il revient au patient de se prendre en charge. Les gens sont malheureusement très vulnérables face à tout ce qu’on leur dit et n’ont pas toujours les connaissances suffisantes pour porter un jugement éclairé. Parfois, si les gens avaient plus de connaissances et de conscience, ils agiraient différemment.

Aujourd’hui, nous vivons dans une ère de désinformation. Il se dit et se publie n’importe quoi. Il faut faire preuve de discernement. Il est normal d’opposer de la résistance lorsque des propos bouleversent nos croyances. De là l’importance de se renseigner avant de porter un jugement préconçu. Ne considérez jamais un diagnostic médical comme une finalité mais simplement comme un point de départ dans la recherche de solutions.

Les limites de la médecine traditionnelle font référence à la seule structure physique et organique du corps humain. Voilà pourquoi elle est incapable d’expliquer des problèmes tels la sclérodermie, le cancer, l’eczéma récurrent, les cancers qui se résorbent d’eux-mêmes, … Elle passe tous les tests médicaux inimaginables dans le but de trouver une structure mécanique en cause pouvant expliquer les symptômes du patient. Mais lorsque la cause n'est pas dans la sphère physique, cela donne des millions d’échecs thérapeutiques. Pourquoi croyez-vous que les gens se tournent vers les médecines alternatives ? Parce qu’ils ont déjà essayé les médecines traditionnelles sans résultats. C’est pour cette raison qu’il y a intérêt accru des gens vers les médecines parallèles. Si la médecine était si efficace, je ne serais même pas entrain de vous expliquer tout cela. L’industrie de la médecine ou de la pharmacologie voudrait bien nous faire croire qu’elle trouvera une pilule pour chaque maladie, mais malgré les milliards de dollars amassés dans différentes fondations des pauvres gens qui souffrent mais qui espèrent guérir, la médecine cherche encore des solutions. Il est donc dans son avantage de travailler en complémentarité avec les médecines parallèles. Notre société s'en porterait nettement mieux.


Les résultats thérapeutiques ne sont pas différents en biologie totale. Certains échouent leur traitement alors que d’autres réussissent. La biologie totale est un élément de plus vers la guérison et un élément dont il faut tenir compte. Par contre, il n’y a pas que la biologie totale qui existe. Ça existe des virus et des bactéries mais il y a toujours une interaction de toutes les sphères que je vous ai mentionnées et il est grand temps que la population ait les informations justes. La sphère émotionnelle demeure tout de même la plus importante et le rôle de la médecine devrait justement être d’informer les gens qu’ils ont toujours une démarche parallèle à suivre conjointement à leur traitement médical pour mettre toutes les chances de leur côté de guérir. Cela veut dire que les gens doivent faire le ménage de ce qu’ils mangent et solutionner leurs conflits psychologiques. Le patient a un rôle actif dans ce processus de guérison. La biologie totale n’a jamais enseigné que le patient devrait cesser son traitement médical, bien au contraire. Il faut que le patient consulte pour contrôler ses symptômes avec une médication adéquate tout en réglant la source du problème. Il faut la comprendre en totalité la biologie pour pouvoir bien l’appliquer, d’où le nom biologie totale. Ce n’est pas en suivant un petit cours de fin de semaine qu’on devient thérapeute en biologie totale. La biologie totale continuera donc de se pratiquer parce qu’elle a réussi dans des milliers de cas là où la médecine a échoué. Toutes les informations pour guérir de vos souffrances font parti de mon deuxième livre « La Vérité en face » disponible dans toutes les librairies.

Si vous avez une plainte à formuler concernant les propos accusateurs et discriminatoires non justifiés de l'émission enquête sur la biologie totale, je vous invite à le faire à l'adresse suivante:
ombudsman@radio-canada.ca

Bonne santé à tous
Sébastien Plante, pht, D.O.
http://www.sebastienplante.com/

Quand et pourquoi consulter en ostéopathie ?

Le corps humain est composé de deux systèmes: un système externe et un système interne. Le système externe comprend les muscles, les articulations, les vertèbres, les ligaments, les os, etc. Le système interne comprend le système vasculaire, le système neurologique, le système digestif, les capteurs céphaliques, les aponévroses, les membranes et les fascias internes. Lorsque le problème se situe au niveau du système externe, la douleur est habituellement augmentée au moment de l’activité physique et diminuée par le repos. C’est une douleur mécanique souvent causée par un traumatisme direct, un mauvais mouvement, un effort inhabituel, une mauvaise posture, etc. La majorité des professionnels sont en mesure de corriger ce problème.

Lorsque le problème réside au niveau du système interne, la douleur se manifeste lors de position prolongée, au repos, la nuit ou tôt le matin. Cette douleur n’est habituellement pas soulagée par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. La douleur n’est généralement pas liée à une structure mécanique. Il n’y a généralement pas de facteurs traumatiques pouvant expliquer la cause de la douleur. Le système interne est énormément influencé par les différents conflits émotionnels et le stress que nous vivons.

Dans la majorité des problèmes fonctionnels de douleur chronique, la cause du problème réside souvent au niveau du système interne et c’est ce qui explique les plateaux de récupération que l’on rencontre avec les approches qui ne traitent que le système externe. Plusieurs professionnels, dont certains ostéopathes, ont une formation approfondie pour intervenir sur le système interne. Certains agents payeurs et organismes publics utilisent des expertises qui sont basées principalement sur le système externe. Alors, dans certains cas, le patient reste avec des séquelles de douleur chronique. Ces organismes auraient tout intérêt à intégrer dans leurs équipes multidisciplinaires des intervenants qui agissent sur le système interne pour optimiser leurs résultats. Ils auraient également tout intérêt à utiliser des formulaires spécialement conçus lors de l’évaluation initiale d’un patient par un professionnel afin de détecter rapidement les personnes à risque de devenir chroniques pour mieux les orienter vers la ressource appropriée.

D’une façon générale, lors d’un premier épisode de douleurs, les traitements du système externe sont généralement suffisants si la douleur est bien localisée. Par contre, dans le cas de problèmes chroniques ou récidivants, d’échecs thérapeutiques ou de douleurs diffuses, les traitements du système interne sont nécessaires. À ce moment, il faut questionner le patient sur tous ses antécédents et conditions associées depuis le premier épisode de douleur afin de mieux comprendre les adaptations qui ont eu lieu par la suite. Il faut évidemment s’assurer que le maximum d’éléments perturbateurs ait été enlevé. Tous ces éléments perturbateurs sont mentionnés et expliqués dans le livre best-seller « Vaincre la douleur et la maladie ».

Lorsqu’un patient consulte en ostéopathie, il se peut qu’il soit confronté à des explications et des propos moins familiers. C’est une école de pensée relativement nouvelle et certains ostéopathes et étudiants en ostéopathie ont parfois de la difficulté à expliquer au patient la complexité de l’origine de ses douleurs. Leurs propos ne sont pas toujours tout à fait justes et faciles à comprendre. De plus, les traitements semblent parfois inhabituels puisqu’ils agissent sur le système interne. Les gens peu familiers avec cette approche ou septiques en ressortent parfois avec une impression qu’il s’agit d’une médecine un peu ésotérique, alors que ce n’est pas du tout le cas. Il ne faut jamais juger une profession en se basant uniquement sur les propos ou les actes d’un seul individu. L’ostéopathie gagne beaucoup à être connue lorsqu’elle est bien pratiquée.

Il arrive parfois que le problème du patient soit expliqué par une cause viscérale ou crânienne puisque l’ostéopathie est une discipline qui aborde et traite les aspects viscéral et crânien. Ces deux termes font parti du système interne. Pour les personnes qui connaissent moins les problèmes viscéraux, je vais essayer de vulgariser et de simplifier la notion pour vous aider à mieux comprendre. Les différents viscères du corps (foie, rein, intestin, duodénum, estomac, etc.) sont en mouvement continuel à l’intérieur du corps et sont influencés surtout par la respiration. Normalement, un abdomen en santé doit être souple à la palpation. Si une région est indurée lors de la palpation, c’est qu’il existe des tensions tissulaires internes sous cette région, qui peuvent être source de problèmes. Les viscères sont tous reliés les uns aux autres par une membrane de tissu conjonctif (péritoine) qui est en continuité avec l’intérieur de la cage thoracique et avec la colonne vertébrale. Il existe un mouvement continuel des viscères à l’intérieur des cavités abdominale et thoracique. Ceux-ci étant tous reliés les uns aux autres, si un viscère est fixé pour une raison quelconque (après une chirurgie, une ptose, des adhérences, …), cela entraînera une mise en tension dans la membrane de tissu conjonctif qui le relie aux différents viscères et au squelette osseux. À moyen et long terme, cela engendrera des douleurs à distance. De plus, chaque viscère est innervé par une région de la colonne vertébrale (le système neuro-végétatif), y compris le crâne. Il peut y avoir formation de boucles réflexes indésirables somato-viscérales (système neuro-végétatif) avec des possibilités de douleurs dorsales, alors que la cause vient du viscère. Il faudra donc traiter ces points de fixité qui gênent le mouvement libre d’un viscère si on veut un résultat efficace et durable. Autrement, nous traiterons continuellement un même muscle ou une même vertèbre qui reviendra toujours en lésion et nous n’obtiendrons pas de résultats durables.

La perception du mouvement d’un organe peut être biaisée par la schématisation enregistrée au niveau du cortex cérébral lors de l’apprentissage. Cependant, même si l’interprétation de la perception par les mains de ce mouvement viscéral demeure discutable, il n’en reste pas moins que l’ostéopathe, comme d’autres professionnels, peut percevoir différentes densités tissulaires à la palpation et ainsi déceler un viscère ou une zone à traiter. Reconnaître la cause exacte n’est pas toujours une tâche facile mais, si l’on traite la bonne région, on augmente de beaucoup les chances d’aider le patient. Certains pensent à tort que l’on corrige le mouvement mécanique alors qu’en réalité, les effets vasculaire, proprioceptif, énergétique et neurologique imposés par les mains sont beaucoup plus importants que l’effet mécanique. Les résultats d’un traitement viscéral sont souvent impressionnants.

Le principe est semblable pour le crâne. À la naissance, le crâne d’un bébé est très malléable et est soumis à plusieurs contraintes lorsqu’il s’engage dans les voies vaginales de la mère; sans mentionner les interventions par forceps ou ventouse qui augmentent les contraintes et les compressions sur le crâne du bébé. Or, il arrive lors de naissances compliquées, qu’un os du crâne puisse être resté comprimé ou qu’une suture crânienne puisse être restée imbriquée. Cela pourra éventuellement mener à diverses complications. Dans ce cas, il est fortement recommandé de consulter un médecin et un ostéopathe spécialiste auprès des enfants pour vérifier l’intégrité du crâne et la motilité des os du crâne. Le terme motilité signifie « capacité d’une structure ou d’un organe à se mouvoir par lui-même ». La motilité représente la vitalité dans cette structure ou organe. Elle peut être perçue lors du ressenti palpatoire par l’ostéopathe. De plus, il faut s’assurer que les fonctions oraux-faciales de base soient adéquates. Il y a beaucoup de nerfs et de vaisseaux sanguins qui émergent par les différents trous de la base du crâne et qui sont responsables de l’innervation et de la vascularisation de la tête, du visage, du cou, des membres supérieurs, du thorax et des viscères. Même si les os du crâne se fusionnent à l’âge adulte, il persiste tout de même une certaine malléabilité que l’ostéopathe nomme motilité. Tout comme l’explication au niveau viscéral, même si l’interprétation de cette perception de motilité des os du crâne reste discutable, l’ostéopathe peut percevoir différentes densités ou certains ralentissements qui le guideront vers une région à traiter. Il ne fait maintenant aucun doute qu’en libérant certaines sutures et orifices crâniens, l’ostéopathe parvient à soulager et enrayer plusieurs symptômes et douleurs chroniques au niveau de la tête, du cou, du dos, des membres supérieurs et des viscères. Ces manoeuvres crâniennes provoquent un effet vasculaire, neurologique et énergétique très important dont les bienfaits sont incontestables. Voici donc les indications d’une possibilité d’une cause crânienne ou viscérale (système interne):

-Douleurs au repos, non influencées ou diminuées par l’activité physique. Douleur la nuit ou au réveil qui diminue lorsqu’on s’active. Lorsqu’aucun mouvement ne reproduit la douleur et lorsqu’il n’y a pas de position qui soulage la douleur.

-Douleurs persistantes suivant un traumatisme crânien, un coup au visage ou un accident de voiture, même si cela survient à l’âge adulte.

-Lors de cicatrices abdominales ou thoraciques, il y a souvent une implication du système interne. Comme les césariennes sont de plus en plus fréquentes, n’oubliez surtout pas, mesdames, de travailler votre cicatrice.

-Une dysfonction crânienne peut survenir après un coup direct sur la tête, à cause de l’utilisation de forceps à la naissance, à cause d’un casque ou un chapeau trop serré, lorsque quelqu’un serre les dents la nuit, lors de problèmes dento-manducateurs ou lors d’une chute sur le coccyx non traitée. Les signes et symptômes sont multiples et méritent une attention particulière (maux de tête, étourdissements, vertiges, acouphènes, problème de gorge, paresthésies au visage, douleurs cervicales chroniques alors que l’amplitude articulaire est complète, tensions des trapèzes supérieurs qui persistent car l’innervation du trapèze vient du 11e nerf crânien, etc.).

Pour tout problème du système interne, consultez toujours votre médecin et, parallèlement, vous pouvez consulter un professionnel qui traite le système interne.

Sébastien Plante, pht, D.O.
www.sebastienplante.com

22 sept. 2008

L'oxytocine (pitocin) est-elle vraiment nécessaire pour accoucher ?

Lorsque l’accouchement ne se déroule pas comme la femme enceinte l’avait envisagé, l’oxytocine est souvent utilisée pour déclencher les contractions utérines. L’oxytocine est un médicament injecté dans le sang qui agit en stimulant les muscles de l’utérus pour favoriser l’expulsion du bébé à travers les voies vaginales. Mais est-ce que l’oxytocine est vraiment nécessaire et est-ce que le corps médical l’utilise trop rapidement ? Depuis plusieurs années, avec l’avancée de la technologie médicale, le corps médical a recours de plus en plus souvent à de multiples interventions (épidurale, oxytocine, césarienne, forceps, ventouse, …) alors que ce n’était pas le cas il y a à peine cent ans.
Les avis sur ce sujet sont certainement mitigés et je tiens à souligner que mes propos ne visent en aucun cas à dévaloriser les progrès qu’à fait la médecine au cours des dernières années. Ces interventions sont évidemment utiles et nécessaires lors de complications ou conditions particulières, mais loin d’être systématiquement nécessaires pour la majorité des accouchements. Les statistiques en Europe démontrent clairement l’augmentation des complications chez les nouveau-nés depuis que l’on utilise l’oxytocine. L’oxytocine déclenche des contractions utérines beaucoup plus fortes que les contractions normales. Ce faisant, cela engendre des forces de compression beaucoup plus importantes sur ce petit être fragile et comme les os du sacrum et du crâne ne sont pas encore formés à cet âge, l’oxytocine peut engendrer des dysfonctions intra-osseuses qui seront responsables de multiples malaises chez le nouveau-né (régurgitation, torticolis, colite, crampe abdominale, pleur incessant due à la douleur, problème visuel, malformation, développement disharmonieux du massif facial, otite, …). Évidemment, dans la plupart des cas, ces problèmes peuvent se corriger par la suite par des traitements efficaces en ostéopathie, mais vaut mieux prévenir que guérir. Alors pourquoi le corps médical utilise l’oxytocine aussi fréquemment s’il est conscient des risques secondaires associés? Simplement parce que les femmes enceintes sont mal informées et mal préparées pour cet événement si important! On se prépare tous avec acharnement pour un examen qui nous tient à cœur mais on néglige de se préparer pour un des événements les plus importants de notre vie!
Les femmes et les hommes vivent aujourd’hui une charge de stress beaucoup plus importante qu’il y a 50 ans. Notre mode de vie a littéralement changé, ça saute aux yeux! La course quotidienne vers l'efficacité, la productivité et l’appropriation de biens matériels a pris le contrôle de nos vies. Les gens se considèrent en général tellement pressés et débordés, qu’ils ne prennent plus le temps de s’arrêter aux choses essentielles de la vie. Les femmes sont habituellement mal préparées à donner naissance pour la première fois car c’est une situation nouvelle dans laquelle elles appréhendent souvent la douleur.
Donner naissance est l’acte le plus naturel qui soit depuis le début des temps et cela nous a permis d’assurer la survie de notre espèce depuis des milliers d’années. Le corps humain est une merveille qui s’adapte harmonieusement aux changements biologiques puisqu’il a été conçu à cet effet. Lors de la grossesse, la femme subit des changements physiologiques et hormonaux qui la préparent à mettre au monde son bébé da façon naturelle. Une hormone, nommée relaxine, est sécrétée durant cette période afin d’engendrer une laxité ligamentaire au niveau du bassin de façon à permettre la sortie du bébé sans complication. Cependant, les femmes enceintes mal informées et mal préparées développent toutes sortes de peurs et de préoccupations en imaginant la tête du bébé passer dans un si petit ouverture qu’est le vagin. Quelle douleur devront-elles subir et quelles complications les guettent-elles? Elles ignorent souvent que tout a été prévu pour faciliter ce passage. Les muscles du plancher pelvien s’étirent comme un élastique, permettant ainsi une ouverture plus grande. La laxité ligamentaire du bassin permet au sacrum de faire un mouvement de flexion vers l’avant lors de la descente du bébé dans les voies vaginales permettant ainsi l’ouverture du petit bassin. La tête du bébé se fléchit à 45 degrés de façon à réduire le diamètre du crâne lors de l’accouchement. Les os du crâne du bébé, n’étant pas fusionnés à la naissance, se chevauchent lors de la naissance pour permettre de réduire encore davantage le diamètre du crâne. Lorsque le bébé est prêt à s’engager dans les voies vaginales de la mère pour naître, il se crée un déclenchement automatique et naturel des contractions utérines via les relais du système nerveux de la colonne vertébrale. Bref, tous ces changements normaux qui facilitent l’accouchement témoignent que le manque de connaissances engendre toutes sortes d’idées préconçues et injustifiées quant à la naissance. Lorsque la peur s’installe, que ce soit par la préoccupation de la douleur, de complications envisagées parce que le bébé est mal placé, ou pour toutes autres raisons, la femme devient incapable de se relâcher complètement. Alors, elle demeure tendue, crispée et la sortie du bébé à travers les muscles du plancher pelvien se fait beaucoup plus difficilement. C’est à ce moment que les interventions médicales sont souvent proposées et nécessaires.
Pourtant, il existe une façon bien simple de réduire ces stress inutiles par l’apprentissage de l’hypnonaissance ou de cours similaire. La simple éducation des femmes enceintes fait en sorte que l’influence néfaste de la peur est remplacée par la compréhension et la confiance pour favoriser un accouchement naturel sans douleur. Ces cours aident les futures mamans à faire leur plan de naissance représenté par une description de ce que les femmes envisagent comme accouchement idéal. Elles décident ce qu’elles voudraient et ce qu’elles ne voudraient pas. On leur enseigne à mieux verbaliser leurs pensées dites et non dites, et Dieu sait comment les pensées influencent notre réalité. Elles apprennent à mieux respirer, à mieux comprendre les étapes de l’accouchement, à mieux gérer la douleur, à éliminer leurs craintes et leurs idées préconçues, à reconnaître le moment qu’elles doivent respirer par vague pour minimiser leurs efforts et surtout, à garder le contrôle de la situation pour apprécier et ressentir ce moment unique de la naissance. Elles apprennent également des méthodes alternatives pour soulager la douleur, des petits trucs pour faciliter les contractions au lieu d’avoir recours à l’oxytocine et diverses positions possibles pour faciliter la sortie du bébé, en évitant les étriers. Ce sont les femmes qui doivent être confortables lors de cet événement et non pas le corps médical ! On leur démontre des vidéos pour se familiariser avec différentes façons de donner naissance. On leur explique leurs droits. Quatre-vingt quinze pourcent des femmes ne les connaissent pas ! L’importance de l’implication du papa est mise de l’avant avec des exercices à faire à la maison en couple.
Ces cours sont offerts, entre autres, par l’entremise du site internet www.hypnonaissance.com Comme la première préoccupation de la future maman est de donner le maximum pour son enfant afin qu’il grandisse sainement, pourquoi ne pas opter pour une préparation optimale face à cet événement nouveau, insécurisant et si important. Le seul soin que nécessite votre bébé est votre amour inconditionnel, l’absence de préoccupation durant votre grossesse et une préparation adéquate de votre part!!
Sébastien PlantePhysiothérapeute et ostéopathewww.sebastienplante.com

16 sept. 2008

Le psoas, un muscle négligé dans les douleurs lombaires!

Malheureusement, les gens ne connaissent souvent que les muscles superficiels et esthétiques, comme les biceps, les pectoraux et les muscles qui font de belles fesses ! Mais les gens ignorent les muscles les plus importants comme le psoas. Le muscle psoas est fondamental à connaître puisqu’il est responsable d’environ 50% des lombalgies.

Le psoas est un muscle qui origine de la hanche, qui traverse l’abdomen dans le quadrant inférieur et qui s’attache profondément sur les cinq vertèbres lombaires. Ce muscle a une prédisposition particulière à devenir tendu puisque son fascia est en continuité avec celui du rein et également en continuité avec le diaphragme. Ce faisant, le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs. Les peurs constituent l’émotion négative prédominante à l’heure actuelle sur la planète. De plus, étant donné les postures assises fréquentes dans les divers poste de travail, le psoas ne bénéficiant pas d’étirement sur une base régulière, accumule ces stress et devient rapidement tendu, voir même rétracté.

Pourtant, beaucoup de professionnels oublient de s’en préoccuper et de l’évaluer et ce faisant, ne parviennent pas à aider efficacement leurs patients. Dans notre société nord-américaine, nous avons tendance à nous fier beaucoup trop souvent uniquement sur le résultat d’examens par radiographie et imagerie médicale. Ces tests ne devraient être utilisés uniquement lorsqu’on obtient dans notre examen objectif des éléments suffisants pour établir qu’une structure mécanique puisse être endommagée et que l’intervention chirurgicale peut être envisagée. Ce n’est pourtant pas ce qui se passe. Lorsqu’on n’obtient pas les résultats escomptés ou que l’on atteint un plateau de récupération, plusieurs médecins réfèrent immédiatement pour de tels examens dans l’espoir que l’on trouve la réponse au problème du patient et souvent, ces résultats s’avèrent négatifs.

Lorsque le psoas est trop tendu, il exerce une tension beaucoup trop importante dans le bas du dos et engendre des douleurs lombaires. La position couchée sur le dos les jambes allongées devient difficile à tenir longtemps car la douleur s’installe et oblige l’individu à changer de position. Le psoas est également en cause dans plusieurs douleurs abdominales basses. Chez les personnes âgées, il engendre une flexion du tronc vers l’avant. Qui n’a pas déjà remarqué que les personnes âgées ont tendance à marcher de plus en plus courbées vers l’avant. Ce faisant, ils perdent progressivement l’extension de la hanche; font des pas de plus en plus petits et leur équilibre devient de plus en plus précaire. Comme l’extension de la hanche devient limitée, la lubrification de la partie arrière de la hanche ne se fait plus adéquatement et les phénomènes de dégénérescence s’installent. L’usure qui s’ensuit devient parfois tellement importante que les orthopédistes doivent procéder à une intervention chirurgicale, la prothèse totale de hanche. Il se fait à tous les jours dans tous les hôpitaux de multiples remplacements de hanche par prothèse totale qui pourraient souvent être évités par l’application d’exercices d’étirement du psoas à domicile sur une base régulière. Ces exercices sont très simples à exécuter et sont démontrer gratuitement sur le site internet www.sebastienplante.com dans la section « vidéos gratuits » (hanche). Cela ne vous prendra que cinq minutes par jour mais vous préviendrez bien des maux. Ces exercices devraient être pratiqués par tous.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

30 août 2008

L’importance d’une cicatrice dans les douleurs à distances

Lorsqu’une cicatrice guérit, il se forme souvent des adhérences dans les tissus internes. Si la cicatrice une fois guérie n’est pas travaillée, les adhérences agiront comme un point de fixité sur les aponévroses et les fascias internes. Cela aura des répercussions sur les tissus environnants et surtout au niveau de l’abdomen, à cause de la continuité des fascias et des aponévroses avec les différents organes, muscles et le squelette osseux. Le principe est bien simple à comprendre. Prenons l’exemple d’un muscle qui s’est raccourci avec les années et qui limite l’élévation de votre épaule. Lorsque vous utiliserez votre épaule dans une activité qui sollicite le mouvement d’élévation, vous risquez de développer une tendinite ou une élongation musculaire, étant donné que le muscle raccourci est étiré soudainement au-delà de sa capacité. C’est le même principe avec la cicatrice. Puisque le système interne est en perpétuel mouvement, grâce à la respiration et au diaphragme, le point de fixité engendre un tiraillement sur les attaches des fascias internes: système digestif, organes, squelette osseux, muscles. C’est comme si quelqu’un exerçait une traction au bout d’une corde, il y aurait alors forcément une répercussion qui se produirait à l’autre bout de la corde. Cette tension dans le système interne prédispose à développer à moyen et à long terme des malaises digestifs, des inconforts, des douleurs dorsales, lombaires, abdominales et à la poitrine. Combien de gens j’ai traité efficacement pour ces motifs de consultation simplement en travaillant la cicatrice. Plusieurs personnes opérées pour des chirurgies thoraciques développent dans l’année suivante des douleurs dorsales ou aux épaules. Plusieurs personnes opérées au niveau de l’abdomen développent dans les années suivantes des douleurs dorsales, lombaires, à la poitrine. Les femmes qui accouchent par césarienne développent souvent des douleurs lombaires basses dans les mois ou les années qui suivent, car il y a une membrane de tissu conjonctif (ligament) qui relie le pubis au sacrum (par l’intermédiaire de la vessie et de l’utérus). Vous n’avez pas idée de l’influence qu’une cicatrice peut avoir sur des douleurs chroniques. Donc, peu importe la cicatrice sur l’abdomen, vous vous devez de la normaliser.
La façon de procéder est fort simple. Vous appliquez une pression douce et progressive sur la cicatrice à l’aide de vos doigts vers la profondeur jusqu’à ce que vous ressentiez une résistance. À ce moment, vous conservez votre pression et votre contact avec la cicatrice et vous déplacez vos doigts vers le haut. Si vous ressentez une résistance ou un tiraillement à l’intérieur, il faut garder cet étirement jusqu’à ce que les adhérences lâchent. Cela peut prendre facilement de une à deux minutes. Quand vous ressentez que ça ne tire plus, vous revenez au centre et vous effectuez la même procédure vers le bas. Ensuite, vous répétez ce mouvement vers la gauche, puis vers la droite pour effectuer un mouvement de croix. Vous répétez ce mouvement en croix tout le long de la cicatrice en augmentant légèrement la pression vers la profondeur si les tissus vous le permettent. Après deux ou trois séances de traitement, vous devriez avoir normalisé les adhérences en profondeur. Pour vous en assurer, vous pouvez appuyer sur une zone loin de la cicatrice et comparez la densité avec celle de la cicatrice. Essayez-le ou demandez à votre thérapeute de travailler votre cicatrice et vous verrez toute l’influence que cela peut avoir sur vos symptômes. Un abdomen en santé se doit d’être souple à la palpation. Une zone indurée indique souvent qu’il y a des tensions dans les tissus internes sous-jacents. Étant donné qu’un tissu cicatrisé ne redeviendra jamais comme un tissu sain et compte tenu de la mémoire tissulaire du corps, il est recommandé de travailler les cicatrices tous les 6 mois.

8 août 2008

Les otites chez les enfants

Il existe différentes formes d’otite dont l’otite externe qui est la plus fréquente. Une otite est une inflammation dans le conduit auditif externe ou dans la cavité de l’oreille moyenne derrière le tympan. Cette inflammation peut être de causes multiples. Par exemple, elle est souvent reliée à un conflit émotionnel vécu par l’enfant qui entend des propos qui le dérangent ou qui désire recevoir des compliments qui ne viennent pas. Elle peut également être reliée à une infection suite à un rhume ou suite à la baignade ou elle peut être due à une poussée de dents chez l’enfant. Habituellement, elle se résorbe d’elle-même. Dans le cas d’une otite moyenne qui persiste, un petit exercice fort simple peut vous aider à améliorer votre condition. Couchez-vous sur le dos et tirez doucement le lobe de vos oreilles vers le bas et l’extérieur (vers les épaules). Lorsque vous sentez une légère tension, conservez la et sortez ensuite la langue le plus loin possible. Toujours dans la même position, tentez maintenant d’avalez votre salive. Répétez cet exercice à quelques reprises plusieurs fois par jour.

Cet exercice a pour but de favoriser la ventilation dans la trompe d’Eustache en drainant l’inflammation à travers la trompe d’Eustache vers le pharynx (la gorge). En sortant la langue, vous sollicitez les muscles (péristaphylins) qui s’attachent sur la trompe d’Eustache et favorisez son ouverture. Puis en avalant, vous drainez l’inflammation de l’oreille moyenne dans la trompe d’Eustache vers la gorge. Il est intéressant de constater que le simple fait de tirer doucement les oreilles tel que décrit plus haut en sortant la langue au maximum, peut grandement améliorer plusieurs problèmes d’oreilles tels que cillement, inconfort et douleurs.

Pour les bébés et les jeunes enfants atteints d’otites à répétition, vous n’avez tout simplement qu’à tirer très doucement leurs oreilles de la même façon en leur donnant une suce pour qu’ils la tètent. Ce problème d’otite est fréquent à cet âge car la trompe d’eustache est orientée plus horizontalement et draine moins bien les sécrétions lors d’inflammation. Par conséquent, essayez de ne pas nourrir votre bébé lorsqu’il est couché sur le dos. Donnez lui plutôt à boire quant il est dans une position verticale. L’orientation de la trompe d’Eustache se verticalisera au fur et à mesure du développement de l’apophyse mastoïde de l’os temporal (base du crâne) dû à la traction exercée par les muscles sterno-cléido-mastoïdiens du cou lorsque le bébé commence à tenir sa tête droite. C’est pour cette raison que les otites disparaissent parfois par magie lorsque l’enfant vieillir et que la majorité des études sur le sujet évoquent que l’otite survient principalement chez le nourrisson et les jeunes enfants.

L’otite séreuse

L’otite séreuse est l’une des causes les plus fréquentes de la pose de tube dans les oreilles et de problème de surdité. L’otite séreuse est une conséquence directe de troubles de la respiration. Il faut apprendre aux enfants à bien se moucher et à bien respirer. Ils doivent apprendre à inspirer par le nez et à expirer également par le nez pour favoriser la respiration naso-nasale. On peut même faire des jeux avec les enfants pour faciliter cette fonction naso-nasale comme par exemple, souffler une balle de ping-pong avec le nez pour la faire rouler. Ensuite, ils doivent apprendre à se moucher une narine après l’autre et à ne pas renifler. Les parents devraient donc s’assurer que leurs enfants aient toujours un kleenex dans leur poche. Ce sont des conseils très importants car l’otite séreuse prédispose l’enfant à développer des pathologies respiratoires, des allergies, de l’asthme, … Une muqueuse fonctionne bien lorsqu’elle est bien oxygénée.


Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

9 juill. 2008

Qu'est-ce que l'épine de Lenoir ?

Qu’est-ce que l’épine de Lenoir ?

L’épine de Lenoir est tout simplement une formation osseuse à l’attache du fascia plantaire (en-dessous du pied, à la partie antérieure du talon) que l’on voit à la radiographie. Dans la plupart des cas, la source du problème vient du fait que la flexion dorsale de la cheville est limitée; soit parce que le mollet et/ou le fascia plantaire ne sont pas assez souples ou par un blocage articulaire au niveau de la cheville. Normalement, la flexion dorsale de la cheville devrait être de vingt degrés. Pour la vérifier, couchez-vous sur le dos, les jambes allongées et demandez à un(e) ami(e) de prendre votre pied et de le pousser vers votre tête. Normalement, lorsque le pied est à angle droit (à 90 degrés), la personne devrait, à partir de cette position, être en mesure de pousser votre pied vers la tête d’au moins 20 degrés supplémentaires. Si elle n’y parvient pas, c’est que votre mollet est beaucoup trop raide et il vous faut l’assouplir.

Lorsque la flexion dorsale est limitée, vous forcerez certains tissus à la marche au-delà de leur capacité avec comme conséquence une traction trop importante sur le fascia plantaire. Si ce phénomène perdure, une fasciite plantaire apparaîtra avec une douleur sous le pied. Cette douleur est surtout présente au réveil, lorsque vous prenez appui sur votre pied et à chaque début de mise en charge. Si cette fasciite plantaire n’est pas soignée adéquatement, le corps réagira pour diminuer cette surcharge excessive sur le fascia plantaire en le solidifiant. Il formera de l’os à l’attache du fascia pour fixer cette région. La formation osseuse est une réaction naturelle de guérison du corps lorsque des forces trop importantes s’exercent à un endroit où elles devraient être moindres ou lors d’accrochage à répétition d’un tendon. La formation osseuse au niveau du fascia plantaire est ce qu’on appelle l’épine que l’on voit à la radiographie. On l’a nommé en l’honneur de M. Lenoir qui l’a découverte.

Ce n’est pas l’os formé qui est douloureux mais plutôt le processus inflammatoire persistant dû aux forces excessives s’exerçant à cet endroit. Le port d’orthèse est parfois inefficace si on ne corrige pas la souplesse du mollet et la mobilité en flexion dorsale de la cheville. Lorsque la souplesse est rétablie, la personne fonctionne normalement très bien et sans douleur; même si l’épine est toujours présente à la radiographie. Donc, si vous souffrez d’une épine de Lenoir :

-Vérifiez l’amplitude articulaire de votre cheville en flexion dorsale. Celle-ci doit être de vingt degrés. La façon de la vérifier et de la corriger de même que tous les exercices d’étirement sont démontrés sur le site web www.sebastienplante.com dans la section « vidéos gratuits ».

-Étirez vos mollets, surtout le soléaire et le fascia plantaire.

-Perdez du poids si vous faites de l’embonpoint.

-Modérez vos activités telles que la marche et le jogging pour laisser la chance à l’inflammation du fascia de se résorber.

-Appliquez de la glace trois fois par jour sous le talon.

-Prenez des anti-inflammatoires au besoin pour aider le processus inflammatoire; soit par comprimés oraux ou par injection locale.

- Si tous ces points ont été corrigés minutieusement et que la douleur persiste malgré tout, faites vérifier votre bassin et votre posture par un ostéopathe. Au besoin, une infiltration de cortisone par le médecin peut s’avérer bénéfique ainsi que le port d’orthèses plantaires prescrit par un spécialiste des pieds.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.com

19 juin 2008

Ces épicondylites qui ne guérissent pas

L’épicondylite est simplement une tendinite des tendons extenseurs du poignet et des doigts qui se localise à la face postéro-externe du coude. Tous les muscles extenseurs des doigts et du poignet finissent par un tendon commun, lequel s’attache au niveau du coude sur une partie de l’humérus qui s’appelle l’épicondyle. L’épithrocléite est exactement la même chose mais à la face antéro-interne du coude puisque les tendons fléchisseurs des doigts et du poignet s’attachent sur l’épithroclée.

Comme toute tendinite, il peut y avoir trois degrés de lésions et le traitement de base demeure le même. Malgré sa simplicité, les épicondylites causent souvent bien des maux de tête aux professionnels qui les soignent car elles se chronicisent pour plusieurs raisons :

1) Le mauvais diagnostic. Si le patient n’éprouve pas de douleurs à la contraction isométrique des extenseurs du poignet; ce n’est pas une tendinite. Il faut chercher la cause ailleurs. Assurez-vous d’avoir une bonne mobilité au poignet, un mouvement accessoire libre de la tête radiale du coude, une bonne mobilité neurale du membre supérieur, une souplesse adéquate de la membrane inter-osseuse de l’avant-bras et aucun problème cervical et/ou d’épaule reliés au coude.

2) Le manque de repos. Si vous avez une plaie et que vous la grattez à tous les jours, elle ne guérira jamais. C’est la même chose avec votre coude mais les gens ne s’en rendent pas nécessairement compte. En utilisant votre main quotidiennement, vous sollicitez les muscles extenseurs du poignet et des doigts et vous prolongez votre temps de guérison. Si vous êtes incapables de vous abstenir de vous servir de votre main, utilisez une attelle d’immobilisation du poignet que vous trouverez en pharmacie ou dans une boutique spécialisée en orthèses et en attelles.

3) Le manque de renforcement de l’avant-bras. Lorsque votre tendinite est guérie, c’est-à-dire que vous n’éprouvez plus de douleurs à la contraction isométrique en extension du poignet, il faut absolument faire une phase progressive de renforcement de l’avant-bras pour réhabituer le tendon à supporter progressivement une charge. L’erreur que bien des gens font est de recommencer leurs activités régulières dès qu’ils ne ressentent plus de douleurs et ils se blessent souvent à nouveau. Un tendon fragilisé a toujours besoin de renforcement progressif avant de reprendre sa fonction normale. Les trois exercices recommandés sont le renforcement des fléchisseurs du poignet, le renforcement des extenseurs du poignet et le renforcement des muscles pronateurs et supinateurs du coude.

Référez-vous au DVD « Les exercices sur mesure pour vos problèmes physiques » pour visualiser tous les exercices recommandés et tous les conseils pour guérir d’une épicondylite.

4) L’infiltration de cortisone. Il se peut, dans certains cas rebelles, que le patient ait recours à une infiltration locale de cortisone. C’est parfois nécessaire mais cela ne doit jamais être une méthode utilisée d’emblée et encore moins à répétition.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
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26 mai 2008

La fibromyalgie, le mal du siècle

La fibromyalgie est une maladie caractérisée par une mal-régulation de la douleur vers le haut. Les mécanismes neurologiques d’atténuation de la douleur ne fonctionnent pas adéquatement. Normalement, lorsqu’on éprouve une douleur, nous sommes capables de contrôler l’intensité de cette douleur de façon volontaire. Lors de fibromyalgie, il n’y a pas d’inhibition possible de la douleur par les voies descendantes inhibitrices du système nerveux central. Ces personnes sont donc plus sensibles que la normale aux sons, à la lumière et à la température. Elles n’ont également pas de sommeil récupérateur car elles ne vont jamais dans les phases profondes du sommeil. Elles présentent souvent du bruxisme (grincement de dents). Ces observations découlent de plusieurs recherches scientifiques sérieuses auprès de la clientèle fibromyalgique.

La fibromyalgie est un diagnostic d’exclusion. Certains médecins, un peu désemparés face à des problèmes de douleurs chroniques et diffuses, posent parfois à tort le diagnostic de fibromyalgie. Il y a des caractéristiques fondamentales à établir avant de poser un tel diagnostic :

- douleurs diffuses depuis plusieurs mois
- au moins 10 à 12 points sur les 18 points de fibromyalgie
- sommeil non-récupérateur
- fatigue au repos

À l’examen clinique, la personne est plus sensible que la moyenne à la pression digitale standardisée. Normalement, il faut appliquer une pression sur la peau de plus de 4000 grammes pour éprouver une douleur. Chez la personne fibromyalgique, une pression entre 250 et 1000 grammes sur les 18 points est suffisante pour provoquer une vive douleur.

Il existe trois types de fibromyalgie classifiés selon le degré de l’atteinte psychologique. Le type 1 n’a pas de diagnostic psychologique. Le type 2 a un diagnostic psychologique ordinaire de l’axe 1 (troubles anxio-dépressifs ordinaires). Le type 3 a un profil psychologique lourd avec des troubles de personnalité et de somatisation importants.

L’approche thérapeutique proposée comporte 3 volets : la psycho-éducation, le dosage de l’activité physique et la médication. Le type 1 et 2 sont réversibles mais le succès du traitement dépend de l’attitude et du comportement du patient. Le type 3 est irréversible, nous ne pouvons qu’offrir un support au patient. Pour ce qui en est du traitement, tous les traitements de physiothérapie et de chiropractie s’avèrent peu efficaces. Étant donné que la fibromyalgie est une maladie à prédominance émotionnelle, les traitements qui semblent donner les meilleurs résultats sont ceux qui agissent sur la déprogrammation du système nerveux central comme : la médecine nouvelle germanique, les techniques d’ostéopathie du système nerveux central, l’hypnose, EMDR (la déprogrammation par le mouvement des yeux, la psychologie).

L’article « Une vérité cachée » sur le site internet www.sebastienplante.com dans la section chronique est un article essentiel à lire pour les gens souffrant de fibromyalgie. Pour guérir, il est important que le patient comprenne bien que la douleur est réelle, que ce n’est pas une douleur imaginaire et que ce n’est pas sous le contrôle volontaire. La douleur est simplement exagérée et n’est pas proportionnelle aux dommages tissulaires. Le patient qui croit qu’il s’endommage à chaque fois qu’il ressent une douleur et qui ne fait plus rien risque de se déconditionner davantage et de devenir encore plus sensible. Il faut apprendre à doser ses activités selon la douleur et continuer à vivre normalement. Les activités cardio-vasculaires sont recommandées de même que les activités aquatiques. Toutes formes de chaleur (bain, soleil, etc.) apportent un bien-être aux patients fibromyalgiques. Finalement, une médication adéquate peut aider à contrôler la douleur, la dépression et le sommeil.

Sébastien Plante, physiothérapeute et ostéopathe
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