31 janv. 2009

Les test médicaux sont-ils vraiment fiables ?


À l’heure actuelle, les gens mettent beaucoup d’espoir dans le résultat des tests médicaux pour trouver la cause de leur problème. Que ce soit une simple radiographie, une résonance magnétique, une prise de sang ou la panoplie d’examens disponibles à la portée du médecin pour investiguer votre condition, très peu de gens prennent le temps de se poser les vraies questions. Cela démontre à quel point la facilité demeure notre stratégie première car cette mentalité que le professionnel de la santé doit trouver à tout prix la solution à votre problème déresponsabilise l’individu qui souffre. Une démarche thérapeutique doit toujours impliquer une action et une réflexion de votre part conjointement à l’opinion du professionnel.

Il est impératif de mentionner que le simple résultat d’un test médical sans le collaborer à l’examen clinique du patient comporte une marge d’erreur très importante. Chaque individu comporte des anomalies ou des signes d’usure qui ne sont pas nécessairement symptomatiques. Par exemple, 30% de la population ont une hernie discale sans éprouver aucun symptôme. 20% de la population ont des calcifications dans les épaules sans le savoir. 25% de la population ont une spondylolyse au niveau de la cinquième vertèbre lombaire sans éprouver aucune douleur. Toutes les personnes âgées de cinquante ans et plus ont de l’arthrose et des milliers n’éprouvent aucune douleur. Je pourrais continuer ainsi longtemps. Donc, lorsque le professionnel de la santé ne parvient pas à enrayer la douleur ou les symptômes du patient, les tests médicaux seront appelés en renfort. À ce moment, il faut être très vigilant dans l’interprétation des tests car des trouvailles fortuites, qui n’ont souvent rien à voir avec les symptômes du patient, peuvent être décelées. Si le professionnel de la santé conclue simplement à partir de ces résultats, comme c’est souvent le cas, cela représente une erreur de jugement importante puisque le résultat ne tient pas compte de la globalité du patient qui consulte. Cette erreur de jugement mènera vers un diagnostic erroné, avec évidemment des traitements inefficaces. Il faut impérativement toujours corroborer le résultat d’un test avec l’examen clinique du patient. Il ne faut jamais étiqueter un patient avec le résultat d’un test médical et c’est une des erreurs communes en médecine traditionnelle. Par exemple, j’ai traité plusieurs patients dans mon cabinet qui avaient reçu un diagnostic d’hernie discale alors que les symptômes étaient du côté opposé à l’hernie. Il faut prendre le temps de réfléchir et de recueillir toutes les informations avant de poser un diagnostic. Cela oblige de tenir compte de tous les antécédents émotionnels, nutritionnels et physiques du patient ainsi que des résultats des tests médicaux.

De surcroît, les tests médicaux proprement dit possèdent leur marge d’erreur propre. La résonance magnétique par exemple, qui constitue l’un des tests les plus fiables en médecine conventionnelle pour identifier une structure atteinte, possède une fiabilité de 80%. Donc, la résonnance magnétique possède une marge d’erreur de 20%. Si elle est interprétée seule sans faire au préalable l’examen objectif du patient, cette marge d’erreur augmente considérablement. Le système médical culpabilise souvent les patients lorsque la douleur se chronicise en leur disant qu’ils ne font pas assez d’exercices physiques, qu’ils ne mangent pas bien, qu’ils ne suivent pas les conseils et les recommandations, qu’ils ne prennent pas leur médication, ... alors que la majorité du temps, c’est tout simplement le professionnel de la santé qui ne possède pas les connaissances nécessaires pour aider adéquatement le patient. Le corps humain est tellement complexe qu’une vie ne suffit pas pour maitriser chacune des sphères qui l’englobent.

Prenons maintenant un exemple encore plus percutant : la prise de sang. La prise de sang est probablement un des examens de routine qui s’effectuent le plus souvent en Amérique du Nord. La prise de sang renseigne le professionnel de la santé sur le niveau d’hormones et/ou d’éléments spécifiques qu’il désire connaître dans la formule sanguine du patient. Le résultat du test sera en fonction du moment précis où la prise de sang est effectuée sans tenir compte de votre état d’âme ou de vos émotions. Mentionnons d’abord que le niveau d’hormones dans le sang varie d’heure en heure. Le stress peut, à lui seul, faire varier votre niveau d’hormones considérablement et perturber complètement votre système interne. Donc, si vous êtes stressés ou préoccupés lors de votre prise de sang, les chances d’obtenir un résultat faussé sont possibles. Combien de personnes reçoivent un diagnostic de haute tension artérielle simplement parce qu’elles sont stressées à l’idée d’aller chez le médecin ou parce qu’elles envisagent toutes sortes de mauvaise nouvelles? Lorsqu’on reprend leur pression artérielle à domicile, elle est complètement normale. Donc, négliger l’aspect émotionnel est une erreur fondamentale qui conduit souvent à des conflits de diagnostic, c’est-à-dire à des diagnostics faussés et à la prise de médication inutilement.

Le médecin qui reçoit le résultat de votre prise de sang conclue uniquement en se basant les échelles de normalité établies par le système médical. Si votre résultat se situe entre la valeur minimale et maximale acceptable, votre résultat est considéré comme étant normal. L’inverse dénote une anomalie et le médecin vous suggérera un médicament pour rétablir cette normalité. Mais si la veille de votre prise de sang, vous vous étiez chicanés vivement avec votre conjoint par exemple, il est impératif que votre résultat du lendemain sera faussé car les émotions vécues et ressenties feront varier le niveau d’hormones dans votre sang, votre fréquence cardiaque et toutes vos fonctions vitales. Donc, votre médecin qui ne connaît pas votre vie personnelle et qui n’a pas pris le temps de vous questionner sur vos préoccupations et votre état d’âme, conclura sur un résultat faussé. Imaginez une seconde, le nombre d’émotions négatives qui se vient constamment dans chacune de vos vies (peur, angoisse, haine, honte, culpabilité, tristesse, colère, …) et qui ont un effet incontestable sur votre corps physique mais qui sont complètement ignorées des résultats médicaux. Beaucoup trop de médicaments se consomment inutilement alors qu’une alternative est possible. N’oubliez jamais qu’un médicament a toujours un effet secondaire sur le corps humain, quels qu’il soit. .

Ne considérez jamais le résultat d’un test comme un diagnostic final mais toujours, comme un élément de réflexion dans votre recherche de solutions. Vous seul avez la solution à votre problème. Le professionnel est simplement là pour vous fournir différents éléments qui peuvent être utiles dans votre démarche. La preuve en est que si vous consulter cinq professionnels différents pour le même problème, vous risquez d’obtenir cinq diagnostic différents. Alors, faites-vous confiance et fiez-vous à votre intuition. Prenez le temps de réfléchir à ce qui vous est proposé. Vous avez le droit d’être en désaccord avec l’opinion du professionnel. Aucun professionnel ne connaît la science infuse et personne ne peut vous prédire votre devenir. Par exemple, il y a dans chacun de nous des petits cancers ou des cellules anormales qui se forment et se résorbent à chaque jour sans que nous en ayons conscience. Par contre, si un examen médical relevait cette anomalie en cours de route et par pur hasard, l’impact d’une telle annonce dans la vie de plusieurs personnes les ébranlerait considérablement étant donné qu’ils ne connaissent pas ce que représente la maladie. La peur d’une maladie et souvent pire que la maladie elle-même.

Je vais vous donner un seul exemple mais je pourrais vous en énumérer assez pour écrire un livre. À vous de faire le même lien avec votre condition. Ma meilleure amie a consulté son médecin lorsqu’elle est tombée enceinte. Un bilan sanguin complet a été demandé de routine de la part du médecin. Lorsque le médecin a reçu le résultat de la prise de sang, il a téléphoné à mon amie pour lui mentionner qu’elle faisait de l’hypothyroïdie et qu’elle devrait prendre des « syntroid » (médicament pour balancer la glande thyroïde). Lorsque mon amie m’appris cette nouvelle, je lui ai prouvé qu’elle ne présentait aucun signe clinique d’hypothyroïdie. Lorsque vous ne possédez pas les connaissances suffisantes des symptômes classiques d’une maladie, vous n’avez qu’à faire quelques recherches sur internet pour les trouver. Je l’ai donc questionné sur sa vie personnelle au plan émotionnel pour découvrir qu’elle venait de vivre un gros litige au travail qui l’avait beaucoup ébranlé. J’ai donc contacté son médecin, pour lui expliquer cette situation et je lui ai suggéré d’attendre avant de prescrire cette médication. Je lui ai mentionné que mon amie consulterait un bon psychologue et que lorsque sa condition émotionnelle serait rétablie, qu’elle repasserait un bilan sanguin. Si à ce moment, le résultat démontre qu’elle fait encore de l’hypothyroïdie, je serai d’accord à ce qu’elle prenne une médication adéquate pour contrôler sa glande thyroïde. La médication a largement sa place à jouer mais elle n’a pas toute la place! Deux mois plus tard, après avoir solutionné son conflit émotionnel, mon amie a passé un nouveau bilan sanguin qui s’est avéré tout à fait normal. Elle a donc évité la prise de médication inutilement et cette façon de procéder devrait toujours être mise de l’avant. Le médecin devrait toujours prendre le temps nécessaire de questionner le patient sur son niveau émotionnel et ses habitudes alimentaires lorsqu’un résultat de test devient hors norme alors qu’il l’était normal à l’examen précédant, avant même de prescrire quelques médications que ce soient. Mais la formation médicale universitaire ne va pas dans ce sens et le système de santé dans lequel nous vivons est tellement surchargé que la médication est la première solution offert aux patients. La médication prend aujourd’hui presque toute la place due au pouvoir et au contrôle incommensurable des compagnies pharmaceutiques. Ce n’est donc pas évident pour le patient qui ne connaît pas le fonctionnement du corps humain d’entrevoir une autre solution puisque le professionnel de la santé est celui qui doit savoir! Cela est bien différent dans d’autres sociétés plus évoluées.

Il est donc grand temps que la population commence à s’instruire sur le fonctionnement du corps humain pour avoir un esprit plus critique lorsqu’un diagnostic est établi. N’oubliez jamais qu’un diagnostic représente toujours un point de départ dans la recherche de solutions et non une finalité comme trop de gens le perçoivent. Il existe souvent une solution pour chaque problème lorsqu’on se donne la peine de comprendre et de chercher les bonnes réponses. Le site internet http://www.sebastienplante.com/ a été conçu pour vous donner tous les outils nécessaires à la réalisation de cette prise en charge de vos problèmes.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.com/

Comment contrer la constipation ?

La constipation est une problématique assez fréquente qui touche habituellement plus de femmes que d’hommes. Normalement, nous devrions aller à la selle à tous les jours. Il se peut que, pour une raison quelconque, un individu soit constipé de façon temporaire et que la situation se corrige rapidement. Par contre, lorsque la constipation devient chronique, elle nuit évidemment au bon fonctionnement du corps humain puisque l’élimination des déchets se fait moins bien.

La constipation est souvent reliée à un problème de la sphère alimentaire et/ou de la sphère émotionnelle. Au niveau nutritionnel, la constipation est souvent associée à une diète pauvre en fibres alimentaires. Il est recommandé de boire deux litres d’eau par jour pour permettre au système de bien fonctionner et d’éliminer les déchets. Il est recommandé également de manger des aliments entiers (pain brun, riz brun, pâte entière, …) et d’éviter les aliments raffinés. Les fibres alimentaires diminuent le risque de développer un cancer du colon, atténuent les troubles digestifs, contribuent à régulariser le taux de sucre sanguin, aident à régulariser le poids corporel et permettent de lutter contre la constipation. On en retrouve dans :
- céréales entières telles que l’avoine, le blé, le couscous, le seigle.
- le son de blé, le son d’avoine et le psyllium
- Tous les fruits tels que la pomme, l’orange, l’ananas, la cerise, la datte, le pruneau.
- Toutes les légumineuses telles que la graine de lin, la fève de rognon rouge, la lentille et le pois chiche.

Évitez les aliments acidifiants tels que: le sucre blanc, le fructose, la cassonade, les jus sucrés, la liqueur, les bonbons, les desserts sucrés, le pain blanc, le riz blanc, l’alcool, les additifs alimentaires, la margarine hydrogénée, les sauces sucrées, les fritures, les aliments gras, les chips, …

Au niveau émotionnel, la constipation est fréquemment reliée à un conflit de rétention ou à un conflit de saloperie que je ne peux pas digérer et expulser. La personne a subi un stress émotionnel qu’elle n’arrive pas à pardonner. Il faut toujours aller voir dans le vécu de la personne concernée pour savoir ce qui s’est passé réellement pour trouver la réponse. Ce conflit s’est toujours produit avant l’apparition des symptômes. Les exemples peuvent être multiples. On retrouve parfois de l’abus dans l’enfance. Une personne âgée qui n’arrive pas à pardonner à ses enfants de l’avoir placée. Un enfant à l’école qui a fait ses besoins dans sa culotte et qui a été la risée de sa classe ou de ses amis. Une personne qui est incapable de prendre sa place et de dire son opinion, de se laisser aller complètement. Les exemples peuvent être aussi nombreux qu’il y a d’individu car vous avez tous une histoire de vie différente.

Les symptômes touchant le rectum peuvent également être reliés à des conflits d’identité. Qui suis-je ? Est-ce que je sens que je fais parti de cette famille? Est-ce que je suis confortable avec mon sexe ou mon orientation sexuelle ?

On retrouve généralement plus de problèmes de constipation chez les gens qui ont beaucoup de retenue envers eux-mêmes. Il est essentiel de comprendre que la défécation représente une fonction du corps humain tout à fait naturelle et commune à tous. Donc, ne vous retenez pas d’aller aux toilettes lorsque vous en ressentez le besoin et cessez de vous préoccuper de l’opinion des autres lorsque vous êtes dans un endroit public. Beaucoup de gens développent des problèmes de constipation parce qu’ils ou elles se retiennent pour ne pas aller aux toilettes publiques ou au travail pour toutes sortes de mauvaises raisons; que ce soit à cause du bruit que ça peut engendrer, de l’odeur désagréable, de l’aspect propreté, d’une gêne personnelle. Cela engendre à long terme des problèmes de constipation car le message envoyé au cerveau est qu’il doit constamment se retenir. Dorénavant, essayez de laisser votre petite gêne de côté lorsque vous ressentirez le besoin d’aller à la selle.

Finalement, des traitements d’ostéopathie sont parfois très utiles pour aider un individu souffrant de constipation chronique à retrouver une régularité. Le traitement des cicatrices, de la sphère viscérale, des dysfonctions vertébrales et du système nerveux permet au corps de retrouver son homéostasie et de bien fonctionner.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.ca

Pourquoi sommes-nous les deuxièmes plus importants consommateurs de médicaments au monde ?


Dans les années 1940, la médecine a été transformée par l’arrivée des antibiotiques. Pour la première fois de l’histoire médicale, des maladies mortelles et des épidémies ont pu être vaincues par de simples médicaments. L’efficacité de ces nouveaux médicaments était tellement impressionnante que tout ce qui avait été essentiel à la médecine depuis le début des temps avait été remis en question. La relation entre le soignant et le malade, la nutrition, le rôle des émotions, l’attitude du patient, … furent rapidement remplacés car le patient allait dorénavant guérir pourvu qu’il prenne sa médication. C’est de ce fantastique succès qu’est née en Amérique du Nord une nouvelle façon de pratiquer la médecine : une approche expéditive qui ne prend plus en compte les antécédents émotionnels du patient, son alimentation, sa capacité d’auto-guérison naturelle, et son contexte social. Cette approche purement mécanique de la maladie et de la douleur s’est généralisée à toute la médecine. Aujourd’hui, presque tout l’enseignement médical consiste à apprendre à diagnostiquer une maladie spécifique selon les symptômes perçus et à traiter ces symptômes à l’aide d’une médication adéquate.

Cette approche fonctionne remarquablement bien pour les problèmes aigus mais elle plafonne rapidement pour les problèmes chroniques. Autant la médecine peut sauver des vies lors d’infarctus du myocarde, autant il lui est difficile d’aider quelqu’un qui souffre de douleur chronique. Ce sont surtout les modifications du mode de vie du patient qui sont capables de renverser ce processus de douleur chronique et de maladies : gestion du stress, saine nutrition, activité physique régulière, environnement sain, …

L’accroissement inquiétant du nombre de personnes souffrant de douleur chronique surcharge de plus en plus le système de santé car ces gens passent une quantité incroyable de tests médicaux sans que cela débouche nécessairement sur une solution efficace à long terme. Afin de parvenir à aider notre système de santé, c’est aux problèmes de douleur chronique qu’il faut s’intéresser puisque la médecine excelle déjà dans les cas urgents. Et pour y parvenir, la complémentarité des médecines alternatives et de la médecine traditionnelle s’avère essentielle.

Je vous suggère fortement de visionner le film « Québec sous Ordonnance » réalisé par Paul Arcand. Vous apprendrez, entre autres, qu’aucune étude indépendante concernant l’effet et l’utilité de la médication n’est réalisée par le gouvernement, parallèlement aux études des compagnies pharmaceutiques. Autrement dit, les compagnies pharmaceutiques ont le monopole et une emprise totale sur le système de santé en publiant uniquement les études qui débouchent sur la prise de médication. Encore pire, un projet de loi réalisé par le gouvernement il y a quelques années donne maintenant accès aux compagnies pharmaceutiques, à la liste complète de tous les médecins du Québec ainsi que les médicaments que ceux-ci prescrivent à leurs patients. De cette façon, les représentants médicaux sont formés pour cibler chaque médecin et les influencer dans leur choix de médicaments à prescrire. Donc, les médicaments représentent une industrie économique mise en place par les hauts dirigeants politiques et économiques qui rapportent plus de 70 milliards de profit chaque année. De surcroît, cela cadre très bien avec la mentalité populaire de notre société qui recherche avant tout la facilité et la petite pilule magique qui guérira tous leurs problèmes sans avoir à faire le moindre effort. Les recherches médicales n’ont aucun intérêt à démontrer que les maladies et les douleurs chroniques se guérissent par la prise en charge de chaque individu sur les plans émotionnels, nutritionnels et physiques.

Il faudra donc des dizaines et des dizaines d’années avec que l’inconscient collectif s’ouvre les yeux face à cette réalité et réalise que notre système de santé fonctionne complètement différemment de celui de plusieurs pays qui pourtant, ont un taux de réussite nettement supérieur au nôtre. Le jour où chaque individu fera une introspection de son mode de vie avant même de prendre la pilule qui représente la facilité, et d’évaluer toutes les options qui s’offre à lui, ce jour sera le début d’une ère de changement pour le mieux.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.ca/

Les avantages du portage


La venue au monde d’un bébé change considérablement notre rythme de vie puisque ce nouvel être dépend à 100% de nous. Son devenir est entre nos mains. Cependant, comment concilier le nouveau rôle de parents tout en poursuivant les tâches ménagères et les obligations au travail pour payer les comptes? Ce nouveau bébé demande beaucoup d’attention et donne parfois l’impression aux parents de manquer de temps. Plusieurs parents vont déposer le bébé dans une bassinnette ou dans une balançoire afin d’avoir les mains libres et ainsi pouvoir effectuer leurs tâches quotidiennes. Mais le problème que les professionnels de la santé constatent est que, plus le bébé est placé sur le dos, plus les chances qu’il a de développer une plagiocéphalie sont grandes.

Qu’est-ce qu’une plagiocéphalie ? La plagiocéphalie est un terme médical pour désigner le phénomène d’aplatissement de la partie postérieure de la tête chez certains bébés. L'incidence des plagiocéphalies, qu'elles soient uni ou bilatéraux, a augmenté d'une manière impressionnante depuis la publication en 1992 des résultats d'une enquête multinationale qui étudiait la relation entre la position du nourrisson pendant le sommeil et la fréquence du syndrome de la mort subite. Suite à cette publication, les services de la santé publique américaine ont initié la "Back to sleep campaign" qui recommandait que les nourrissons soient installés uniquement en position couchée sur le dos lors du sommeil. Or, comme les os du crâne d’un bébé ne sont pas fusionnés à la naissance et qu’ils sont très malléables, ils ont tendance à se déformer s’ils sont soumis à une pression externe fréquente et soutenue. Comme il est fortement déconseillé de coucher un bébé sur le ventre pour éviter la mort subite du nourrisson, les parents doivent coucher le bébé sur le dos pour sa sécurité. Mais étant donné la fragilité du crâne d’un bébé, la pression exercée par le matelas contre l’arrière de la tête du bébé est suffisante, à long terme, pour déformer les os du crâne d’un bébé et causer un aplatissement de la partie postérieure de la tête. Pour prévenir la plagiocéphalie, il est recommandé de placer le bébé sur le ventre lorsqu’il est éveillé, avec supervision, dès que la cicatrice de son nombril est guérit. Ceci favorisera en même temps le développement de la musculature cervicale.

Entre 10 et 14% des bébés présentent une plagiocéphalie selon l'étude d'une équipe de chercheurs de la Harvard Medical School, que l’on peut le lire dans le numéro de décembre 2002 de la revue Pediatrics Ce nombre assez élevé de bébé qui présente un aplatissement à l’arrière de la tête est souvent dû au fait que le bébé est déposé sans arrêt dans la balançoire, dans la bassinnette, dans le banc d’automobile, … pour que les parents puisque continuer leurs tâches quotidiennes. C’est pour cette raison à mon avis, que le portage devient indispensable.

Qu’est-ce que le portage de bébé ? Le portage est une méthode ancestrale pour transporter le bébé, encore pratiquée aujourd'hui de façon traditionnelle dans la plupart des cultures aborigènes. Elle consiste à emmailloter le bébé contre soi à l'aide de tissus plutôt que de le déposer. Cette façon de faire permet aux parents de vaquer à leurs occupations quotidiennes tout en continuant de répondre aux besoins de leur bébé et en étant assurés de sa sécurité. Cette écharpe d’environ 4,80 mètres X 50 cm que l’on insère sur soi et dans laquelle on dépose le bébé pour faciliter nos déplacements avec bébé. Il existe différente façon de déposer le bébé dans l’écharpe. Celui-ci peut être déposé en position de berceau, face à soi, face aux autres, … Le portage peut servir de la naissance du bébé jusqu’à ce qu’il ait atteint le poids de 35 livres. Son ergonomie permet de porter le bébé pendant des heures sans ressentir le poids de l’enfant puisque l’écharpe distribue adéquatement le poids sur les épaules, le dos et les hanches.

Le portage présente de multiples avantages. D’abord, il permet d’offrir au bébé un support sécuritaire et confortable dans lequel l’arrière de sa tête ne subit pas de pression. Les parents peuvent donc vaquer à leurs occupations normales en ayant les deux mains libres pendant que le bébé se repose confortablement comme s’il était dans vos bras. Cela prévient donc les risques de développer une plagiocéphalie et dans ce sens, toutes les nouvelles mamans devraient avoir le privilège de connaître le portage.

Ensuite, il permet au bébé de se retrouver collé contre sa mère ou son père. L’importance du contact du bébé avec ses parents est fondamentale, surtout à cet âge. Le contact étroit avec les parents favorise le développement tant socio-affectif, que psychomoteur, que neurologique du bébé. Le portage permet la continuité du lien particulier et extraordinaire entre la maman et le bébé alors qu’il était en elle Une des raisons les plus fréquentes qui expliquent que les bébés pleurent est ce manque de contact entre le bébé et la maman. Avez-vous déjà remarqué que nous sommes les seules mammifères terrestres qui gardons nos nouveau-nés éloignés de nous. Tous les mammifères gardent leurs bébés constamment collés sur eux pour leur sécurité et leur survie dans la nature. Alors, lorsque les bébés veulent retrouver ce contact essentiel, ils pleurent et immédiatement, les parents se précipitent dans la chambre du bébé pour vérifier ce qui ne va pas. Donc, le portage permet se rapprochement entre les parents et le bébé et vous constaterez qu’un bébé qui pleure sans cesse arrête souvent de pleurer lorsqu’on le place dans le portage. Le portage réduit ainsi les pleurs et facilite le sommeil du bébé. Selon une étude parue dans la revue Pediatrics en 1996, Le portage réduit les pleurs et l'agitation de 43% le jour et 51% la nuit.

Le portage possède comme autres avantages d’aider à diminuer les coliques. En position verticale, le portage facilite la digestion, favorise les rots, évite les reflux et diminue les coliques du nourrisson. Cette position favorise le développement précoce du sens de l'équilibre, contribue au développement des muscles du cou et dorsaux et de tous les aspects de la psychomotricité. Il permet également des économies financières car vous pouvez vous déplacer partout avec votre bébé pour une somme minime considérant les sommes importantes que représentent les balançoires, les poussettes, les porte-bébés commerciaux, ….

Le portage permet également d’allaiter en toute discrétion L’écharpe se traîne facilement, ne prend pas de place et peut être rangée dans le sac à couche. Finalement, le portage permet aux parents de rester actifs, de marcher pour maintenir un poids santé tout en gardant le bébé près d’eux. En tant que physiothérapeute et ostéopathe, je recommande le portage à toutes les mamans.

Vous pouvez vous procurer ces écharpes de portage dans différents magasins pour bébé. Vous pouvez visiter les sites internet http://www.mamankangourou.com/ , http://www.colle-bebe.com/ pour connaître l’emplacement des magasins le plus près de chez vous. Les relevailles de Montréal offrent également des cours de portage très intéressants aux nouveaux parents. Vous pouvez visiter leur site internet http://www.relevailles.com/

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.ca/

3 janv. 2009

Pourquoi faut-il changer ?

Si vous demandez à votre conjoint, à vos enfants, à votre employeur et à votre entourage s’il y a des choses que vous devriez changer sur vous-mêmes, ils vous répondront presque tous oui, et ils auront probablement raison. Les croyances et les perceptions que vous aviez il y a plusieurs années ne sont peut-être plus tout à fait justes aujourd’hui. L’attitude et le comportement que vous aviez n’est peut-être plus approprié dans votre quotidien. Combien d’enfants disent de leurs parents qu’ils sont « vieux jeu ». Le changement est l’essence même de la vie et la vie est en perpétuelle changement. Les mentalités et les valeurs sociales changent, les gens changent et votre conjoint ne sera plus le même dans vingt ans, c’est normal. Nous devons constamment changer pour continuer à nous améliorer, à évoluer et à grandir.

Cependant, le changement engendre une sensation de peur chez plusieurs personnes car cela les force à agir différemment. Ils se retrouvent soudainement en terrain inconnu, face à une situation inhabituelle dont ils ignorent la suite des événements et le résultat final. Cette peur est inévitable pour vraiment changer et demande du courage. Comme dit Scott Peck : « le courage n’est pas l’absence de la peur, c’est l’action malgré la peur ». Donc, notre première résolution à chaque année devrait être de vouloir changer. Mais comme la majorité des gens ne tiennent pas leurs résolutions, qu’est-ce que nous devrions vraiment changer pour continuer à évoluer ? Devrions-nous changer d’emploi, de voiture, de maison, de conjoint(e), nos habitudes de vies ? Le secret de ce que l’on doit changer a été écrit dans l’Évangile il y a bien longtemps. Nous devons changer ce que nous sommes et non pas ce que nous faisons, c’est-à-dire que nous devons changer notre attitude, notre conduite et notre comportement. Pour pouvoir réellement changer ce que nous sommes, nous devons être en relation avec trois genres de personnes. Tout d’abord, des personnes au-dessus de nous, c’est-à-dire, non pas au niveau hiérarchique, mais des exemples à suivre, des mentors. Ensuite, nous devons être en relation avec nos pairs, notre conjointe, nos amis, ceux avec qui nous partageons notre vie de tous les jours. Finalement, nous devons être en relation avec des gens en-dessous de nous, pour verser nos vies, notre bonté, leur tendre la main et les aider à grandir et évoluer. Comme a dit John A. Holmes : « il n’y a pas de meilleur exercice pour le cœur que se pencher pour aider quelqu’un à se relever ». Quels sont vos mentors au niveau du travail, de l’éducation, de la dimension sociale, de la santé, de la spiritualité ? Prenez le temps d’y réfléchir si vous désirez vraiment changer.

Notre interprétation de la vie est déterminée par la perception que nous avons de ce que l’on vit. Pour pouvoir porter un jugement juste et véridique sur ce qui nous arrive, sur les autres et sur notre environnement, il faut tout d’abord être en mesure de percevoir qui nous sommes réellement en faisant une introspection honnête de notre façon d’être et d’agir envers nous-mêmes et envers les autres. Être capable d’accepter la vérité sur qui on est vraiment en acceptant nos erreurs et nos défauts est parfois douloureux mais nécessaire à notre évolution et à notre désir de changer. Les gens mentent régulièrement aux autres et à eux-mêmes pour éviter la confrontation, la douleur et les conflits. Faire une introspection sur soi demande du courage et les gens qui prennent le temps de le faire en y mettant les efforts nécessaires pour changer vivent de façon beaucoup plus saine que la normale. Cette remise en question sur vos comportements et votre mode de vie vous amènera progressivement à découvrir de nouvelles connaissances, de nouvelles attitudes à adopter, lesquelles doivent être consolidées en les intégrant dans votre style de vie de tous les jours. Ne changez pas pour les autres. Changez pour vous, pour devenir meilleur, pour mieux communiquer, pour vous assurer que les mots que vous employez et la façon dont vous les dites reflètent toujours votre réalité.

Il faut également savoir être patient pour récolter le fruit de ce que l’on a semé. Lorsque vous plantez des graines de carottes dans votre jardin, vous ne récoltez pas des carottes le lendemain matin. Cela peut prendre un certain temps avant que vous réalisiez le changement des événements extérieurs suite à votre changement intérieur. Soyez également persévérants dans les efforts que vous mettrez pour adopter une nouvelle façon d’être et d’agir tout comme vous arroserez votre jardin à chaque jour, vous enlèverez les mauvaises herbes, vous le laisserez mûrir et prendre de l’expansion avant de cueillir la première carotte. Plus vous prenez le temps nécessaire pour travailler sur votre personne, plus il sera facile de cultiver le bonheur. Vous n’avez pas appris à nager la première fois que vous êtes allés à l’eau. Vous y avez mis des efforts et du temps, mais aujourd’hui, vous pouvez vous baigner dans la mer sans craindre de vous noyer. On ne peut pas changer de vieux comportements ou de vieilles croyances du jour au lendemain. C’est impossible, c’est un cheminement progressif. Il faut tout d’abord prendre conscience de nos comportements à changer. Il faut ensuite les accepter et comprendre qu’ils nous empêchent d’évoluer et il faut être disposé à changer. Tout cela nécessite un amour de soi et une auto-discipline. N’essayez pas de tout changer vos défauts et vos fausses croyances du jour au lendemain. Le changement est un processus qui s’étale sur la période de toute une vie. Réfléchissez donc à chaque trait de caractère que vous aimeriez changer et abordez-les un à la fois de façon à réellement changer ce comportement dans votre vie de tous les jours. Lorsque vous maîtriserez cette nouvelle attitude et que votre fausse croyance sera résolue, vous serez mieux disposés pour affronter les autres points à améliorer. Il ne sert à rien de tirer d’un coup sec sur une corde tout entremêlée. Il vaut mieux prendre la peine de défaire calmement et patiemment les nœuds un à un pour réaligner correctement cette corde qu’est votre vie.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
www.sebastienplante.ca