27 févr. 2009

Les aliments qui ont des bienfaits considérable sur la santé


Voici une liste d’aliments qui ont des bienfaits considérables sur la santé, tirée d’une conférence de Mario Chaput (naturopathe) sur le site http://www.infonaturel.ca/

Définition de l'alicament
Un alicament est un aliment combinant la notion d'aliment et de médicament, dans le cadre d'une alimentation fonctionnelle. Celui-ci réduit la progression et/ou l'apparition de cetaines maladies…

Le shiitake (Lentinula Edodes)
• Champignon commestible, que l'on retrouve frais ou séché, dans la majorité des bons commerces de produits de santé naturels.
• Stimulation naturelle du système immunitaire (lymphocytes NK).
• Réduction de la présence des mycobactéries chez l'humain.
• Réduction moyenne du cholestérol de 10%.
• Hépatoprotection lors d'hépatites (toxique, B).
• Anti-athéromateux (à l'étude).
• Consommation: 6 à 16 g. séché, 3 à 4 jours par semaine.

Pleurote (pleurotus ostreatus)
• Champignon gris/brun, ayant la forme d'un coquillage.
• Hépatoprotecteur.
• Les travaux du docteur Bruno Donatini, démontrent une réduction du cholestérol pouvant atteindre 40% (4g/100g de nourriture).
• Consommation 50g. ou plus (frais), 3 à 4 jours par semaine.
• Assurez-vous de consommer des champignons (shitakee, pleurote ou autres…) de culture. (sauvage ???).

Miso (non pasteurisé)
• Pâte fermentée à base de légumineuse(s) et de céréale(s). Des lactobacillus et de l'aspergilus (oryzae ou sojae) sont utilisés pour sa confection.
• Le produit développe son contenu enzymatique, une activité probiotique et une concentration élevée en vitamine B (dont la B12).
• La durée de sa fermentation, lui confère un pouvoir accrue, de protection contre les radiations (docteur Akizuki de l'hôpital de Nagazaki et travaux réalisés à Chernobyl).
• Cette radioprotection, est accrue par la consommation simultanée d'algues marines.
• Consommation: 1 à 2 c. à thé, 3 à 4 fois par semaine.

Algues marines et son d'avoine
• Vendues sous différentes formes (les flocons ou sel, sont pratiques).
• Source d'éléments pour la santé de la thyroïde (tyrosine, iode, sélénium, zinc…).
• Source d'acide alginique (réduction des métaux lourds).
• Source de fibres solubles (réduction du cholestérol et stabilisation de la glycémie. Comme le son d'avoine).
• Reminéralisantes.
• Source d'anti-oxydants (flavonoïdes, tanins, caroténoïdes, vit. C, vit. E… (département de neurochimie d'Okayama).
• Consommation: 1 à 2 c. à thé de flocons, 3 à 4 fois par semaine. Pour le son d'avoine, 1 à 2 c. à soupe 3 à 4 fois par semaine.

Spiruline, légumes déshydratés et luzerne (Green's)
• Ces alicaments sont souvent combinés dans des poudres déshydratées, visant à optimiser la santé et le bien-être.
• La spiruline est une bonne source de protéine végétale complète. Elle est riche en anti-oxydants (caroténoides).
• La luzerne possède un pouvoir reminéralisant, optimisé par la présence naturelle de vitamine K et de minéraux.
• Les légumes déshydratés ajoutent à la valeur ORAC des mélanges.
• Consommation: Selon les directives du fabricant, 3 à 4 jours par semaine.

Protéases (ananas frais, kiwis, papayes fraîches, figues fraîches)
• Les protéases sont des enzymes qui permettent d'améliorer la digestion des protéines (consommation avec les repas).
• Une consommation entre les repas protéinés, permet de réduire l'accumulation de la fibrine (protéine inflammatoire) dans les vaisseaux sanguins et les articulations.
• Les protéases sont parmis les substances naturelles anti-inflammatoires et “anti-slérosantes” les plus puissantes connues.
• Consommation: à profusion, selon vos goûts et tolérances…

Levure de bière (vivante)
• Champignon microscopique probiotique (boulardi) et non pathogène.
• La levure vivante est une source importante de chrome et de vitamines du groupe B. Elle permet de lutter contre la résistance insulinique (responsable du développement du diabète de type 2).
• Sa richesse en vitamines B (B1 +++), lui permet de lutter contre les névrites et névralgies (diabète, virus, traumatisme, intoxication…).
• La comission E Allemande en recommande l'utilisation pour lutter contre la fatigue et la furonculose également.
• Utilisation traditionnelle lors de dépression ou d'anxiété.
• Consommation: ½ à 1 c. à soupe, 3 à 4 jours par semaine.

Pollen d'abeilles
• La médecine chinoise traditionnelle, en recommande la consommation pour soutenir la mémoire, l'énergie et la joie de vivre, lors du vieillissement.
• Combiné à la gelée royale, il a été utilisé pour lutter efficacement contre les symptômes de la ménopause.
• Lutte contre les symptômes d'hypertrophie bénigne de la prostate et possiblement de la prostatite (infection). (Travaux du Suédois Cernelle ---» Cernilton).
• Consommation: ½ à 1 c. à soupe, 3 à 4 fois par semaine.

Gelée royale (crème)
• Utilisée avec le pollen pour lutter efficacement contre les symptômes de la ménopause.
• Traditionnellement utilisée pour lutter contre la fatigue (origine surrénalienne).
• Utilisée lors d'épuisement physique ou intellectuel.
• Utilisée pour améliorer la récupération suite à des virus ou à l'épuisement.
• Adaptogène (Lazarev).
• Source importante de vitamines B (B5), de B1 et de facteurs de croissances naturels (13%).
• Consommation: 1 à 2 c. doseuse, le matin, 3 à 4 jours par semaine.

Huile de première pression à froid (Mélange Udo Flora)
• Mélange d'huiles végétales (lin, sésame, onagre…) permettant d'obtenir un apport optimal en acides gras oméga-3, oméga-6, oméga-9…
• La sésamine de l'huile de sésame, est particulièrement utile dans la lutte naturelle contre l'inflammation (artères, articulations…) et l'auto-immunité.
• Les acides gras oméga-3 étonnent de plus en plus (prévention des maladies cardio-vasculaires, de l'hypertension, de l'inflammation, des maladies dégénératives du SNC, de la dépression, de l'anxiété…).
• Consommation: 1 à 2 c. à soupe par jour. (NE PAS CUIRE).

Graines ce chia (Salba)
• Proviennent d'une labiacée (Argentine, Pérou).
• Sa richesse en acide gras oméga-3, lui confère les mêmes indications que l'huile Udo.
• Son utilisation traditionnelle, mentionne qu'elle permet d'augmenter la capacité de travail physique.
• Son taux de protéine est intéressant (23%).
• Elle contient jusqu'à 82 mg. de calcium par 100 g.
• Consommation: On recommande +- 1 c. à soupe par jour, 3 à 4 jours par semaine.

Lécithine (granulée)
• Mélange de lécithine (phospholipide) du soya et de farine de soya.
• La lécithine permet d'augmenter l'assimilation et l'action des acides gras oméga-3 et oméga-6.
• Source naturelle de choline et d'inositol.
• Traditionnellement utilisée pour supporter les fonctions cognitives (mémoire, concentration…).
• Lutte efficacement contre la stéatose hépatique (foie gras). Favorise la fluidité de la bile (réduction des lithiases).
• Favorise une réduction du cholestérol et des triglycérides sanguin (épuration post-prandiale plus rapide).

Yogourts riches en probiotiques (acidophilus et bifidobactéries, si possible)
• Réduction significative du nombre d'infections hivernales et de leur durée (chez l'enfant et la personne du troisième âge).
• Réduction du nombre d'épisodes de gastro-entérites et de leur sévérité.
• Réduction des risques de cancérisation du tube digestif.
• Réduction des risques et de la sévérité des épisodes de diarrhée du voyageur.
• Réduction des symptômes associés au syndrome du côlon irritable.
• Réduction de certains phénomènes inflammatoires chroniques et de certaines allergies (leaky gut syndrome).

Aliments riches en soufre (brocolis, oignons, ail, poireaux, choux…)
• Le soufre est un minéral possédant la capacité d'activer les enzymes phase 2, au niveau du foie (gluthation et autres).
• Ces enzymes sont essentielles à la détoxification de nombreuses substances potentiellement nocives (surplus hormonaux, xénoestrogènes, métaux lourds, solvants, colorants, additifs…).
• Le soufre est un minéral essentiel au maintien de la structure articulaire (cartilages).
• Le soufre est un mucolytique puissant.
• Consommation: à profusion selon les goûts et possibilités.

Petit lait (Whey protein)
• La protéine de petit lait renferme la qualité de protéine complète ayant la valeur biologique la plus élevée (surpasse celle de l'oeuf).
• Les protéines de qualité, optimisent la synthèse des anticorps par le système immunitaire.
• Elle permet d'augmenter la consommation de cystéine (un acide aminé riche en soufre, précurseur du glutathion).
• Le glutathion est un anti-oxydant important pour la détoxication des cellules (métaux-lourds et poisons environnementaux) et des radicaux-libres.
• Consommation: Suivre les recommandations du fabricant.

Graines de fenouil
• C'est un carminatif puissant.
• Réduction de la production des amines aromatiques au niveau intestinal (exacerbent de nombreuses maladies).
• Réduction du météorisme (ballonnement).
• Réduction des symptômes du syndrome du côlon irritable.
• Consommation: 2 à 4 c. à thé infusées 10 minutes, dans 500 à 1000 ml d'eau, à consommer durant la journée, 3 à 4 jours par semaine.

Bettrave rouge
• Légume possédant une activité anti-oxydante élevée.
• Activité tonifiante sur le foie et la sécrétion biliaire (quantité et qualité).
• Surnommée “balais de l'intestin” par l'hygiéniste Raymond Dextreit. Renforce le sang.
• Action remarquable sur la régularité intestinale (laxatif non irritant).
• Consommation: 1 à 2 grosses bettraves, cuites à la vapeur, 3 à 4 fois par semaine.

Jus du Grenadier, baies et thé vert
• Le jus de pomme grenade est riche en acide éllagique et autres molécules anti-oxydantes utiles pour le système cardio-vasculaire et les capillaires sanguins (polyphénols, flavonoides…).
• La consommation de jus frais de pomme grenade par des victimes d'obstruction partielle des carotides, est parvenue à réduire partiellement la plaque obstruant les vaisseaux sanguins. (consommation sur une période de plus de 18 mois).
• Plusieurs autres fruits colorés et le thé vert, renferment des anti-oxydants apparentés à ceux de la pomme grenade.
• Ces substances contribuent à freiner l'angiogenèse (vitesse d'évolution du cancer).
• Consommation: à profusion selon les goûts et tolérances.

Gingembre
• Le gingembre frais ou séché, est une racine particulièrement utile.
• Ses usages reconnus incluent: la prévention du mal des transport, la réduction des nausées (grossesse, digestion…), la réduction de l'inflammation, le traitement des céphalées, la réduction des risques de problèmes cardio-vasculaires.
• Consommation: environ 1000 mg. par jour, au besoin, sous forme séchée. L'équivalent frais, serait de 10 gr. (1 tranche de ¼ de popuce +-).

Cannelle
• Cette épice nous réservait de belles surprises, mises en lumière par deux études (Israël).
• La consommation d'une pincée par jour, contribue à freiner significativement l'évolution du diabète de type deux et à réduire le taux des triglycérides sanguins de plus de 15%.

Canneberge, persil, céleri et graines de citrouille
• Ces aliments ciblent particulièrement l'appareil urinaire.
• Les déchets et les radicaux-libres neutralisés par le foie (hydrosolubles), doivent ensuite être éliminés par l'urine ou la bile.
• La canneberge stimule l'appareil urinaire et permet de réduire l'adhésion des bactéries (E. coli) aux parroies de la vessie.
• Le céleri facilite l'expulsion des déchets acides par les reins. Sa consommation permet de réduire la pression sanguine (jusqu'à 10%).
• Le persil et la graine de citrouille permettent d'optimiser la santé des reins, de la vessie et de la prostate.

N'oubliez pas qu'une saine alimentation ne remplace pas une médication destinée à traiter une maladie chronique. Elle complémente celle-ci et doit demeurée personnalisée. La nature est généreuse dans ses dispositions à vous aider. La table est mise, alors servez-vous…

25 févr. 2009

Quand consulter en ostéopathie pour son bébé

L’ostéopathie est une profession de plus en plus courue pour le traitement des bébés et des enfants. L’ostéopathie est une forme de médecine douce ou alternative et se distingue par son approche globale de l’individu. L’ostéopathe parvient, à l’aide de techniques manuelles bien appliquées, à rétablir un bon nombre de malaises chez le nouveau-né ou l’enfant tels que les torticolis, les problèmes de régurgitation, les coliques, les crampes intestinales, les pleurs incessants, les troubles du sommeil et les phénomènes d’agitation. Mais est-ce que l’ostéopathie est nécessaire chez tous les bébés et tous les enfants ?
L’être humain a été conçu à la perfection dans les moindres petits détails. L’accouchement n’y fait pas exception puisqu’il représente le moment le plus important de notre vie. Donner naissance est l’acte le plus naturel qui soit mais ce moment est parfois insécurisant puisque la femme enceinte entreprend une expérience nouvelle. La sécurité d’avoir effectué tout ce qu’il fallait pour assurer un développement normal de son bébé est souvent une préoccupation de la femme enceinte. À l’heure actuelle où l’ostéopathie est de plus en plus courue due à ses bienfaits considérables, les femmes sont parfois portées d’embler à consulter un ostéopathe afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune lésion chez le nouveau-né. Ce besoin absolu de faire examiner son bébé par un ostéopathe est souvent relié à un sentiment d’insécurité d’un des parents et ne représente pas une nécessité.
Lorsque le bébé est prêt à naître, il se produit un réflexe automatique via les relais du système nerveux central qui déclenche les contractions normales de l’utérus pour favoriser la poussée du bébé dans les voies vaginales. La laxité ligamentaire du bassin fait en sorte que le diamètre du petit bassin s’élargit pour faciliter le passage du bébé. Les sutures du crâne, n’étant pas fusionnées chez le nouveau-né, se chevauchent pour diminuer également le diamètre du crâne et permettre un accouchement tout à fait naturel. Il n’y a donc aucune indication à procéder systématiquement à un examen ostéopathique chez le nouveau-né si tout se déroule normalement et si le bébé ne présente pas de symptôme particulier.
Cependant, il se peut que l’accouchement ne se déroule pas toujours comme vous l’auriez souhaité. À l’heure actuelle, les femmes vivent une charge de stress beaucoup plus importante depuis les dernières années et sont parfois mal préparées pour cet événement si important. Donc, la douleur et la peur font qu’elles se crispent, augmentant ainsi les efforts que le bébé doit faire pour sortir. N’y parvenant pas toujours, on utilise parfois les forceps ou la ventouse pour tirer le bébé hors des voies vaginales de la maman. À ce moment, des compressions indésirables peuvent survenir soit au sacrum ou au crâne du bébé et causer des dysfonctions. Les symptômes peuvent être très variables tels que : torticolis, régurgitation, colite, otite, pleur incessant due à la douleur, problème visuel, crampe abdominale, … Lorsque de tels symptômes sont présents, il est alors recommandé de consulter en ostéopathie. L’application de techniques crâniennes bien effectuées permettra souvent au bébé de retrouver une santé optimale en quelques séances seulement. Si les contractions ont été déclenchées par l’injection d’oxytocine, une consultation en ostéopathie est également recommandée. Cette recommandation s’applique également aux bébés nés par césarienne lors de complications.
Il arrive lors de naissances compliquées, qu’un os du crâne puisse être resté comprimé ou qu’une suture crânienne puisse être restée imbriquée. Cela pourra éventuellement mener aux diverses complications énumérées plus haut. Dans ces cas, l’ostéopathe spécialisé auprès des enfants pourra vérifier l’intégrité du crâne et la motilité des os du crâne. De plus, il faut s’assurer que les fonctions oraux-faciales de base soient adéquates, telles que la succion, la déglutition et la respiration. Il y a beaucoup de nerfs et de vaisseaux sanguins qui émergent par les différents trous de la base du crâne et qui sont responsables de l’innervation et de la vascularisation de la tête, du visage, du cou, des membres supérieurs, du thorax et des viscères.
Si vous n’avez pas eu l’occasion de faire voir votre enfant par un ostéopathe pour quelques raisons que ce soient et que celui-ci avait eu des complications à sa naissance, il n’est jamais trop tard pour consulter en ostéopathie. Même si les os du crâne se fusionnent à l’âge adulte, il persiste tout de même une certaine malléabilité que l’ostéopathe nomme motilité. Le terme motilité signifie « capacité d’une structure ou d’un organe à se mouvoir par lui-même ». La motilité représente la vitalité dans cette structure ou organe. Elle peut être perçue lors du ressenti palpatoire par l’ostéopathe. Même si l’interprétation de cette perception de motilité des os du crâne reste discutable, l’ostéopathe peut percevoir différentes densités ou certains ralentissements qui le guideront vers une région à traiter. À l’heure actuelle, il ne fait maintenant aucun doute qu’en libérant certaines sutures et orifices crâniens, l’ostéopathe parvient à soulager et enrayer plusieurs symptômes et douleurs chroniques au niveau de la tête, du cou, du dos, des membres supérieurs et des viscères. Ces manoeuvres crâniennes provoquent un effet vasculaire, neurologique et énergétique très important dont les bienfaits sont incontestables. C’est pour cette raison que de plus en plus de médecins dirigent leurs patients en ostéopathie lorsque des symptômes apparaissent.
Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.ca/

comprendre le nerf sciatique


Le nerf sciatique origine de la région lombaire, plus précisément du regroupement de la quatrième et de la cinquième racine nerveuse lombaire ainsi que de la première racine nerveuse sacrée. Le nerf sciatique descend ensuite au milieu de la fesse où il passe 90% du temps en-dessous du muscle pyramidal de la fesse. Il continue son parcours à la face postérieure de la cuisse jusqu’au genou. Il se divise ensuite en deux branches, l’une qui descend à la face postérieure de la jambe jusqu’en dessous du pied, et l’autre qui bifurque vers l’extérieur du genou et vient passer à la face antéro-externe de la jambe jusque sur le dessus et le côté du pied. Il existe donc un nerf sciatique droit et un nerf sciatique gauche.

Lorsqu’il est comprimé, le nerf sciatique occasionne des paresthésies à la face postérieure de la jambe, c’est-à-dire une perte de sensation au niveau de la peau. Il occasionne également une perte de force musculaire aux muscles fléchisseurs et éverseurs du pied ainsi qu’une diminution du réflexe achiléen. Lorsqu’il est simplement irrité, le nerf sciatique provoque des douleurs qui peuvent irradier tout le long de son trajet. Par contre, les douleurs irradient toujours vers le bas. Par exemple, si l’irritation vient du genou, suite à un blocage de la tête du péroné, les douleurs seront ressenties de la face latérale du genou et de la jambe jusqu’au pied. Il n’y aura aucune douleur lombaire. Si l’irritation vient de la région lombaire, les douleurs seront ressenties de la région lombaire et irradieront à la face postérieure de la cuisse et de la jambe jusqu’en-dessous du pied. Beaucoup de gens, ne connaissant que le nerf sciatique, l’accuse à tord dès qu’une douleur se fait ressentir dans la jambe. Les douleurs à l’avant ou sur le côté de la cuisse de même que les douleurs à l’aine ou les douleurs diffuses dans la jambe ne sont pas représentatives d’un problème du nerf sciatique. Les douleurs du nerf sciatique, nommées sciatalgie, suivent un trajet bien précis à la face postérieure de la cuisse et de la jambe. Les douleurs lombaires ou à la fesse uniquement ne sont pas toujours représentatives d’un problème du nerf sciatique.

La cause la plus fréquente d’une compression du nerf sciatique est une hernie discale lombaire. Si la personne ressent une anesthésie lorsqu’elle va à la selle, ou une perte de sensation dans la jambe, ou une perte de force dans le pied, elle se doit de consulter immédiatement un médecin pour investiguer la condition et assurer les soins adéquats. Cependant, lorsque le nerf est simplement irrité au niveau lombaire, la douleur peut être traitée efficacement par des soins de physiothérapie et/ou d’ostéopathie.

Lorsqu’il n’y a pas de douleur lombaire et que la douleur est ressentie surtout dans la fesse, la cause la plus fréquente est une tension excessive du muscle pyramidal. Ce muscle origine de la hanche et vient s’attacher au niveau du sacrum. Lorsque le muscle pyramidal est trop tendu, comme le nerf sciatique passe 90% du temps en-dessous de ce muscle, il engendre une irritation du nerf sciatique. Dans ce cas, l’exercice d’étirement suivant est très efficace. Allongez-vous sur le dos, prenez votre genou avec vos deux mains, et amenez-le doucement en diagonale vers l’épaule opposée jusqu’à une sensation d’étirement confortable dans la fesse. Tenez cet étirement trente secondes, relâchez doucement et répétez l’exercice cinq fois de suite, trois fois par jour. Vous ne devriez pas ressentir de malaise à l’aine durant cet exercice, sinon, il y a probablement un problème mécanique au niveau de la hanche qui limite le mouvement. Dans ce cas, cessez l’exercice et consultez un professionnel de la santé.

Les tensions du muscle pyramidal sont très fréquentes chez les hommes puisque plusieurs ont la mauvaise habitude de placer leur portefeuille dans la poche arrière de leur pantalon. Cette mauvaise habitude, en plus de déséquilibrer le bassin et de favoriser l’apparition d’hernie discale lombaire, crée une pression non souhaitable sur le muscle pyramidal et à long terme, engendre une tension excessive dans ce muscle. Donc, ne placez jamais votre portefeuille dans la poche arrière de votre pantalon. Portez-le dans la poche avant, ou dans votre manteau ou dans une sacoche à main pour éviter de développer des sciatalgies. De plus, prenez l’habitude de toujours vous asseoir sur les deux fesses pour bien répartir votre poids adéquatement sur votre bassin.

Sébastien Plante
Physiothérapeute et ostéopathe
http://www.sebastienplante.ca/